30.04.2008
Les grands pas de l’homme
Je me rappelle qu’un jour on m’avait dit : De toute manière dans la vie, c’est marche ou crève !
Alors pour ne pas risquer de prématurément y laisser ma peau, je me suis mis à poser un pied devant l’autre comme ça, juste pour avancer… Dans la vie il faut faire ça, avancer, il paraît.
Mais marcher comme ça tout le temps, ça éveille la soif ! Alors je me suis arrêté au bistrot du coin et lorsque je lui ai commandé une bière, le serveur m’a répondu : Ca marche !
Il avait dû remarquer mon allégresse à lutter pour ma survie.
Avant de reprendre ma progression, j’ai pensé faire un petit détour par les cabinets.
A la porte de l’escalier pour y descendre, il y avait un écriteau sur lequel était peint ceci en grosses lettres noires :
Attention à la marche !
Bon sang, il faudrait savoir à la fin … Marche ou crève , attention à la marche… Il y en a un des deux qui me fait marcher là…
Alors j’ai eu une idée. Je me suis rendu à la gare et j’ai pris un train en marche…
On verra une fois encore où me mènera la témérité de cette démarche…
17:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marche à pied, randonnée, marcheur, randonneur, blog
02.11.2007
Seconde chance pour âme égarée
- Accusé levez-vous ! Au cours de cette audience préliminaire, le tribunal du trépas va statuer quant à la nature de votre réincarnation, en se basant sur votre bilan personnel d’actes perpétrés de votre vivant. Faites glisser le premier témoin de l’accusation à la barre.
- Cher Monsieur déclinez votre identité et décrivez votre rôle dans l’affaire qui nous occupe, levez la main que vous voulez et jurez de ne dire que la vérité, toute la vérité, et à la rigueur même, rien que la vérité.
- Je m’appelle Lucas Deville votre honneur, expert permanent mandaté aux services de la mauvaise conscience de l’accusé ici présent et je le jure bien évidemment…
- Qu’avez-vous à apprendre à cette cour au sujet du parcours de vie de ce prévenu. Pouvez-vous nous faire état d’une bonne conduite générale ? Le présumé coupable ci-pointé par mon index a-t-il à vos yeux mérité la moindre chance de vie supplémentaire sur terre dans corps autre que celui d’une répugnante limace ?
- Votre honneur, en huit cents-trente-quatre années de bons et loyaux services dans le département qui m’occupe, il ne m’avait jamais été donné de m’occuper d’un client si difficile à convaincre de signer un contrat immoral même portant sur deux ou trois insignifiants détails sous forme de péché standard. J’ai failli démissionner à plusieurs reprises, victime du mauvais stress du malin colporteur rejeté…
- Monsieur Deville, Affirmez-vous par là que ce sujet a mené existence irréprochable et intelligente, qu’il fût fidèle, humble, sociable et serviable, dépourvu de toute trace de mauvaise intention ?
- C’est bien cela votre honneur et j’avoue mon incompétence sur ce cas précis ! J’ai pourtant fait appel aux techniques les plus modernes pour développer ses vices, déviances potentielles et tentations. Mais le blindage épais de son âme d’une pureté rare a résisté !
- Merci pour votre témoignage Monsieur Deville. La parole est maintenant à l’avocat de la défense.
- Je n’ai pas de questions votre honneur, à mon sens cette affaire devrait déboucher sur un non-lieu, les preuves accablantes versées au dossier sont extrêmement minces, et je pense que la prescription et diverses circonstances atténuantes estompent les quelques délits mineurs commis durant son enfance, période qu’on peut par ailleurs qualifier de fort difficile pour mon client.
- Bien. Il n’y a pas d’autres témoins inscrits. Accusé, avez-vous une quelconque déclaration à formuler avant que je procède au réquisitoire ?
- Mes respects, Monsieur le juge, messieurs et mesdames les anges du jury. Tout au long de mon existence sur terre, j’ai aidé mon prochain et œuvré pour un monde meilleur. Jamais je n’ai volé, ni tué et ce uniquement par crainte le jour venu, de devoir aller rôtir dans les flammes de l’enfer ou errer dans les couloirs du purgatoire. ..
Et là, à ma grande surprise, voilà que vous m’annoncez qu’on repart tous pour un tour après un acquittement ou une condamnation à une légère peine. Avec mon pédigrée de Saint homme là, j’entrevois que vous pourriez vous mettre en tête de me réexpédier dans un corps de bonze, de pape ou de vieux sage chinois. Alors moi j’aimerais vous dire que j’ai déjà donné dans ce registre là et que je plaide coupable. Je souhaite qu’on me réincarne dans le corps d’une sculpturale femelle, hautaine, manipulatrice, matérialiste et vénale, une vraie garce nombriliste et égoïste qui vit au jour le jour et profite de chaque seconde de son existence en abusant des pires stratagèmes nécessaires pour arriver à ses fins ! Je veux vivre dans le pouvoir absolu, le stupre et le lucre, être une des pires salope de l’histoire de l’humanité… Et je m’offrirais volontiers encore au cours de cette nouvelle vie, les services de Monsieur Deville, cela va sans dire !
15:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jugemenent dernier, vie après la mort, réincarnation, procès, sagesse
05.09.2007
Eldorado
08:47 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : naissance, nouveau né, bébé, nourisson, détournement
30.07.2007
Observations
Une nuit, j'ai rencontré par hasard un extra-terrestre au sommet de la montagne.
Il était vêtu d'une tunique sans faux plis et il était rasé de près.
Il se montrait quelque peu arrogant à mon égard et condescendant quant à ce qu'il pouvait aperçevoir du haut de son perchoir.
Il me déclarait que nous les fourmis, n'étions pas encore prêtes à l'accueillir…
Alors je lui ai affirmé que s'il descendait un peu de ses hauteurs, que s'il prenait simplement la peine de s'approcher en ouvrant son esprit, il se pourrait même qu'il puisse apprécier sa visite et découvrir des plaisirs qui n'existent pas sur sa lointaine et parfaite planète...
Parfois je me demande ce qu'il est devenu ce con là...

21:03 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : visiteur, venu d'ailleurs, observateur, critique, blog
03.02.2006
Episode 10 : C'est pas la mer à boire !
Je suis enfin arrivé en fin d'après-midi à la guest house "Zebadmon Ressort" dans une petit ville charmante. A l'accueil , un hyppocampe hyper cool et bègue me répond par saccades qu'il y encore bien assez de place dans le grand dortoir pour caser du petit gabarit comme moi. J'ai déposé mes affaires dans mon casier et j'ai immédiatement filé au bar pour me désaltérer et voir ce qu'il y avait comme poiscail à y rencontrer. En passant la tête par l'entrée de la grotte j'ai été rassuré. L'endroit grouillait de monde et il y avait de l'ambiance. Quand je me suis faufilé pour atteindre la place libre que j'avais repérée dans un coin, certains m'ont salué ou ont simplement gentiment hoché de la tête. "Bonjour tout le monde !" Ai-je entonné avec l'entrain du mec très sûr de lui et qui en a vu d'autres.
J'ai commandé une pression au tôlier, un grand bar baraqué qui m'avait juste gratifié d'un modeste "mm-Lut" d'une voix rauque et qui m'interrogeait du regard avec insistance. Un fois servi , j'y ai trempé les moustaches et j'ai simplement savouré l'instant d'être à nouveau dans univers social. Par Neptune ce que ça m'a vite relaxé. J'avais avec un peu de chance trouvé un gite qui m'éviterait de dormir à la belle étoile de mer dans des eaux inconnues ou dans la première boîte de conserve rouillée qui traine.
Dans un autre coin de l'établissement, près d'un vieux juke-box , il y avait un grand tableau sur lequel étaient griffonnées à la craie, des destinations diverses à côté desquelles on pouvait apparemment ajouter son nom pour former des groupes et faire connaissance. Il y avait presque autant de filles que de garçons et je n'ai pas tardé à discuter un peu avec un tourteau qui me demandait si j'étais aussi sur la route pour un tour du monde…Il me posait amicalement sa pince sur l'épaule comme si nous avions longtemps gardé les huitres ensemble. Lui même était sur le chemin du retour après six mois de périple dans l'espace. Il avait dû avoir chaud et dû sérieusement se déssecher, parce qu'il buvait pour quatre en me relatant ses péripéties. A chaque "p" dans l'un de ses mots , il me postillonait allégrement le visage et je me suis contraint à m'habituer aux nombreux impacts. Il m'a conseillé quelques belles destinations et indiqué où il était préférable de ne pas aller mettre les nageoires selon lui. Tout excité par les sensations qui pouvaient m'attendre et légèrement éméché , je me suis dit qu'avant de n'être plus capable de rejoindre le dortoir et d'être doté du don de double vue, il était temps de prendre congé de mon nouvel ami et suis allé faire ma petite hygiène avant d'aller rejoindre le matelas de sable moëlleux pour le repos du guerrier.
Dans la pièce, certains bourlingueurs ronflaient déjà à pleins gaz comme des Diesels de bateaux de croisière..
Je projetais maintenant de rester quelques jours dans les parages pour collecter de précieuses informations et profiter de visiter cette petite ville.
09:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bêtises et autres bestioles
02.02.2006
Episode 9 : La route par la mer
J'en ai peu marre de filer sans m'arrêter en solitaire et il est grand temps que j'arrive au guest house. J'espère qu'il y aura de la place car je n'ai pas appelé pour réserver. C'est bien trop souvent à mon goût que j'improvise et fais confiance au destin comme si il allait me mâcher le travail parce qu'il m'aurait soit disant à la bonne. Je pense d'ailleurs et je l'espère surtout, que ce voyage m'en apprendra beaucoup sur moi même, sur les petites habitudes idiotes et les manies stupides que je devrais dompter et changer au plus profond de moi-même. C'est bien pour ça que je me suis lancé dans cette aventure, pour m'épanouir, apprendre à savoir me remettre en question et vivre des expériences enrichissantes. J'ai soif de sensations fortes ! Et surmonter un peu mes peurs et mes craintes est déjà un défi de la taille d'un cachalot.
Je sens que j'ai besoin de rencontrer du monde, d'échanger quelques propos, parce que les jolis paysages qui défilent , ça va un moment ! Maintenant que les amis sont loin derrière, c'est l'heure de m'en faire de nouveaux , de voir des nouvelles têtes , d'autres espèces et d'apprendre à surmonter ma timidité pour oser les accoster et m'imposer à eux. Sur l'autoroute, la plupart ne pensent qu'à foncer pour arriver à destination dans le temps le plus court et les rencontres sont rares. Il n'y a guère que tous ces escargots de mer et ces tortues qui viennent de très loin qui n'ont pas l'air pressés. Ils se prennent des longues pauses devant leurs belles caravanes super équipées…
Quand je suis sorti des grands axes pour prendre les petites routes, j'ai cherché et trouvé assez facilement un Pognomate pour aller retirer un peu de fraîche pour les jours à venir. Je ne me suis pas trompé trois fois de code et le guichet ne n'a pas gobé ma carte à puce sans vouloir me la rendre pour d'obscures raisons. L'automate m'a même gracieusement tendu le montant demandé en me remerciant de ma visite. Cette technologie là, elle est au point ai-je pensé en affichant un sourire de murène… Après les problèmes de santé et la douche froide des niouzes du taf , il ne manquerait plus que je n'ai plus accès à mes modestes et indispensables économies !
J'ai traversé quelques villages si paisibles qu'on aurait pu croire que c'était l'heure de la sieste. Ou alors il devait y avoir un prédateur féroce qui rôdait par là et qui devait les avoir tous effrayés au point qu'ils se soient retirés bien à l'abri dans leurs cachettes. Par prudence, j'ai quand même soigneusement surveillé mes arrières et rasé la caillasse, prêt à filer ventre à sable et en slalom : Je ne suis pas une proie facile. J'aurais eu beau lui expliquer au cannibale , pour négocier sa clémence, que je ne suis pas comestible et qu'à côté de moi en guise de quatre heures, un anchois c'est un pur régal. : Il ne sont pas tous des gastronomes avertis et certains, quand ils ont la dalle , ils avaleraient même certains déchets peu appétissants de ceux d'en haut...
11:34 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bêtises et autres bestioles
01.02.2006
Episode 8 : Queue de poisson
J'ai pris une chambre dans un deux étoiles de mer dans un quartier de la grande banlieue au milieu des HLM. Je suis ultra naze et j'ai un peu les yeux qui se croisent.
Dans un coin de ma piaule, il y avait une araignée de mer et je déteste ces bestioles. Un frisson froid m'a parcouru la dorsale. Je n'avais qu'une envie, c'était de prendre un aspirateur géant avec un long tuyau et de faire comme les chasseurs de fantômes dans Ghostbusters. La réceptionniste a appelé le service de maintenance et ils ont fait déguerpir le nuisible de mon plancher pendant que je m'alimentais au restaurant du rez-de-chaussée. Il n'y avait pas grand monde, juste un couple de calamars âgés à la table voisine.
A part ça les draps étaient propres et le mini-bar bien rempli . Il y avait même la boîte à grimaces et j'ai pu regarder Thalassa pour me changer les idées en sirotant un petit jus de palme vitaminé.
Comme je m'y attendais, j'ai peiné à trouver le sommeil du juste. Comme d'habitude les soucis de la journée me sont tombés immédiatement sur l'estomac et j'avait des remontées d'acidité gastrique bien dégueulasses. Je me suis pris une pastille et j'ai attendu qu'elle fasse son effet.
Au matin , après avoir réglé la note en liquide, je suis reparti sur les routes et bien entendu j'ai réussi à me perdre en cherchant l'échangeur de la A19 en direction du sud. Mon navigateur s'est planté et ne savait plus m'indiquer les changements de direction. Ce n'est pas encore tout à fait au point cette technologie ! J'ai perdu au moins une heure et demie à tourner en rond et à faire des remous pour rien. J'ai demandé mon chemin au moins quinze fois à des passants et j'avais parfois l'impression qu'ils étaient tous aussi paumés que moi. Je dois enfin m'avouer que mon sens de l'orientation ne vaut pas tripette et ça me fiche de mauvaise écaille quand je suis ainsi largué dans la nature. Heureusement d'ailleurs que j'étais seul à bord et que personne n'a dû pâtir de mon humeur option maussade.
La circulation était dense, surtout à l'heure de pointe. Y a un rouget qui m'a dépassé à tombeau ouvert, qui s'est rabattu juste devant moi et qui s'est mis à zigzaguer sur toute la largeur de la voie express. Il a failli se prendre la berme centrale en pleine barbe. Il a du avoir la frayeur de sa vie. Je lui ai fait des appels de paupières pour le rendre plus attentif. Je ne sait pas s'il n'avait bu que de l'eau celui là ! Il n'avait pas l'air étanche en tout cas. Cet incident m'a filé un de ces violent coup de chaleur dans les tripes que ça m'a incité à redoubler de prudence.
Je devrais quand même arriver à l'île à temps. C'est là-bas entre-autres que je dois me rendre au consulat pour mette mes papiers en ordre et demander un visa pour la surface. J'espère que je ne tomberai pas sur une file d'attente de cinquante mètre et que je n'aurai pas à faire à un de ces fonctionnaires rigides et suspicieux…
12:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bêtises et autres bestioles, calamar, humour, aventure, poisson, cérébral, circulation
30.01.2006
Episode 7: Mer d'asile ?

Voilà, j'ai quitté non sans regrets mon ami le grand mollusque et je longe maintenant la grande barrière et ses 400 espèces de coraux par le périphérique sud à destination de l'île de Fitzroy.
Il s'agit d'être attentif à la route à suivre car des îles et des atolls par ici, on en compte environ neuf cent ! Le problème préoccupant en ce moment, c'est qu'une espèce locale d'étoiles de mer dévore lentement tous les coraux et personne ne semble encore détenir de solution pour enrayer ce ravageur phénomène. Et dire qu'on m'a dit si souvent que je suis né sous une bonne étoile de mer !
C'est un très bel endroit avec un eau très claire et une vue magnifique , le petit coin de paradis ou je m'installerais volontiers un jour pour couler des jours heureux.
J'ai rappelé mon chef pour lui demander se qu'il se passait et il m'a répondu que notre entreprise avait été rachetée par un concurrent. Qu'il fallait s'attendre à une restructuration dans le but d'exploiter des synergies, augmenter le rendement et booster la productivité. En cortège un plan social et des licenciements. Je lui ai bafouillé que c'était bien sympa de m'en avertir, de me tenir au courant de l'évolution de l'affaire et sous le coup de l'émotion, je n'ai pas trouvé d'autres mots à exprimer à ce sujet. Alors je lui ai raconté en quelques phrases la manière dont se déroulait mon voyage et lui ai parlé de mes projets. Si je comprends bien, il y a donc bien des chances qu'à mon retour je ne retrouve pas mon poste. Je sens bien que cette nouvelle va encore me pétrifier d'angoisse.
Je crois qu'il est temps pour moi de me procurer dans les délais les plus brefs , un trèfle à quatre feuilles pour conjurer ce mauvais sort qui semble vouloir s'acharner sur moi depuis mon départ.
J'avoue que ça m'a quand même un peu coupé les algues sous les nageoires d'apprendre que je devrai probablement aller pointer au chômdu. J'essaie de positiver en me disant que c'est quand même dans pas mal de temps et que finalement si les finances le permettent, je pourrai même prolonger mon congé sabatique. Qu'il faut le prendre comme petit plus de liberté.C'est vrai finalement, y a pas encore de quoi jeter une bouteille à la mer et lancer des SOS. Et puis il ne faut jamais vendre la peau du phoque avant de l'avoir tué : Je n'ai pas encore reçu ma lettre de licenciement ! Même si je ne me trouvais pas dans le wagon de ceux qui vont être débarqué , je pense à tous mes collègues et amis qui pourraient être touchés et les drames que ça pourrait occasionner. C'est moche !
Vu que plus rien ne pressait, je me suis rangé sur la file de droite et j'ai ralenti ma vitesse et ai respecté les limitations. Il ne manquerait plus que je me fasse flasher par un radar et contrôler par la marée chaussée pour que ce soit un jour sans...
De toute manière je n'arriverais pas à destination aujourd'hui et je devrais trouver une auberge quelque part pour y passer la nuit. Je sens que je vais encore gamberger pendant des heures avant de trouver le sommeil.
11:28 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bêtises et autres bestioles
27.01.2006
Episode 6 : L'appel de la mer
Au lieu de traîner comme une larve au plumard , je me suis levé en même temps que Nestor qui se faisait une beauté dans la salle de bains avant de partir pour sa journée de dur labeur. Tous les symptômes de mon inflammation avaient enfin disparu. Un grand bravo et surtout merci à tous mes anticorps qui ont abattu un boulot d'enfer en heures sup ces derniers jours. Je suis à nouveau frais comme un gardon !
Je suis parti au centre ville pour faire le marché pour remplir le garde manger de mon hôte et pour rassembler quelques provisions pour la suite de mon voyage. Les étalages étaient pleins à craquer. Par ici les nutriments ne manquent pas. Il y avait foule et chacun se pressait pour réaliser les meilleures affaires. Je ne me sens pas très à l'aise dans la cohue du fait de ma relative petite taille. C'est sûr , ça me permet de me faufiler discrètement dans la file d'attente mais quand j'arrive devant au tout premier rang, il me semble à chaque fois que je suis invisible ou transparent et que le marchand ne peut pas me voir. C'est sûr qu'à côté d'un impressionnant espadon adulte au nez aussi long que celui de Pinocchio quand il a commis son plus gros mensonge, qu'il passe une grosse commande, j'ai l'air bien rikiki et les quelques dizaines de grammes de verdure que j'ai besoin sont quantité négligeable. C'est toujours les gros poissons qui sont les premiers et les mieux servis. C'est comme ça , c'est la vie et y a pas de quoi en fouetter un poisson chat !
Puis j'ai flâné le reste de l'après midi à visiter des grottes calcaires très joliment décorées au milieu des coraux, à lécher les vitrines des boutiques et ai pris un petit noir en lisant le journal pour me mettre au courant des dernières nouvelles du monde. C'est sûr ça peut saper un peu le moral de lire les actualités et d'apprendre qu'un règlement de compte sordide à eu lieu à quelques encablures à peine ou qu'une jeune anguille s'est trouvé prise sous une roche lors d'un éboulement et que les sauveteurs sont malheureusement arrivés trop tard pour la sauver… Parfois il vaut mieux passer directement à la page des sports ou à celles plus légères consacrées aux potins mondains.
Pour une fois, pas trace de scandale, d'accident grave ou de catastrophe naturelle à la une. Même pas de fait divers insolite et croustillant. Que des banalités.
A croire que le monde se porte bien et que chacun suit parfaitement la voie de la sagesse.
De retour au loft j'avais un appel en absence sur mon portable que j'avais oublié sur la table basse. Un appel de mon chef d'atelier que je pensais pouvoir complètement oublier pendant toute cette année sabatique que j'avais dû si âprement négocier. Je me demandais bien quelle méduse avait pu le piquer. Ce n'est pourtant pas le genre à faire ce genre de farce ou à me déranger pour des broutilles quand je suis en congé. Cette affaire m'inquiétait un peu et titillait ma curiosité, mais vu l'heure, j'ai décidé que je le rappellerais sans trop me prendre la tête le jour suivant. Stay cool man ! Yo !
Ce soir là c'est moi qui invitais. Je me suis mis derrière les fourneaux et j'ai préparé un bon petit repas pour mon pote et moi. Un délicieux kouglof marbré selon une recette de ma grand-mère qui était un véritable cordon bleu. J'en ai déjà l'eau à la bouche. Décidément, il me semble que je ne pense qu'à la boustifaille ces temps ci !
J'ai le sentiment d'avoir assez abusé du luxe et de l'hospitalité de Nestou les bras longs: Je vais boucler mes valises et reprendre la route aux premières lueurs du jour pour atteindre ma prochaine étape : Une guest house fréquentée par des gens du voyage ou j'ai l'espoir de dénicher un compagnon de route…
10:01 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bêtises et autres bestioles
26.01.2006
Episode 5 : Mer nature
Hier soir on s'est rendu dans un petit resto gastronomique réputé et conseillé par les meilleurs guides : A l'Amphore Molle. On s'est installé dans un très joli cadre sur une terrasse sablonneuse bien dégagée. Ca valait le coup d'œil, l'ambiance était feutrée et la lumière tamisée. Un pur bonheur pour le gourmet que je suis !
Malgré une rude journée au taf passée à se propulser dans tous les sens et ne sachant plus ou donner de la tête, mon ami Nestor le poulpe était calme et détendu. Il est, à ce qu'il dit, de ceux qui savent se déconnecter facilement de la vie professionnelle et passer en mode loisir à l'heure de l'apéro.
Comme j'étais quand même encore un peu patraque j'ai juste commandé un petit menu végétarien avec un peu d'eau plate. Tant pis pour cette fois là pour le cocktail ou le petit coup de blanc, c'est déconseillé quand on prend des médicaments. Et ça m'a évité d'avoir la gueule de bois et des petits nains qui martèlent les fines parois de mon crâne en bonus le lendemain au réveil ! Nestor a commandé un plateau de fruits de mer, des huitres, des moules et des palourdes. Il fallait le voir goinfrer tout ça, en décortiquant avec chacun de ses bras plusieurs petites bêtes à la fois ! Le repas était succulent et la présentation des plats, tout simplement du grand art ! Et puis n'oublions pas la très jolie et fort sympathique demoiselle en robe rouge qui nous servait, et qui m'a autorisé à la photographier.
Bien sur on a refait le monde ! Nous avons longuement tergiversé sur différents sujets comme l'influence néfaste de ceux d'en haut sur notre écosystème. Ces inconscients qui occupent le sommet de la chaîne alimentaire dont le pouvoir de destruction est pour le moins effrayant !
C'est vrai qu'il prennent bien plus qu'un peu notre environnement pour un dépotoir et qu'ils déciment des populations entières en enlevant un nombre incalculable d'individus. Selon les derniers recensements de population , certaines espèces sont en voie d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Ils souillent, polluent, vont jusqu'à racler les fonds jusqu'à qu'il ne reste plus qu'un vaste désert et il faut sans cesse avoir un œil tourné vers le ciel pour ne pas se prendre un déchet, un pétrolier en mauvais état ou une ancre sur le coin de la tronche…
Et c'est encore heureux que notre atmosphère leur est irrespirable et qu'il nagent ridiculement mal, car ils seraient capable de venir envahir notre espace, coloniser les plus beaux endroits en construisant des résidences secondaires, des usines et des hôtels partout...
Déjà qu'il paraît qu'ils ne s'entendent pas toujours très bien entre eux, comment pourrions nous leur écarquiller un peu les yeux à tous sur l'étendue de nos problèmes ? Il y a bien chaque année quelques manifestations pour attirer leur attention de manière radicale sur notre sort ! Des dauphins, ces magnifiques intellectuels contraints à jeter l'éponge, fatigués de se battre et qui vont jusqu'à se laisser échouer par dizaines sur des plages…
On a parlé aussi de la disparition du commandant Cousteau , un reporter ami et visiteur régulier qui observait, informait, respectait et affectionnait notre monde fragile. C'est évident qu'il en faudrait plusieurs comme lui à travers le monde pour délivrer des messages d'espoir...
Pour terminer et pour ne pas broyer du noir sur notre avenir incertain, j'ai noté encore quelques histoires drôles de Nestor qui m'ont fait rire à perdre baleine :
Comment appelle t’on un poisson rouge hyperactif qui n’a pas toute sa tête ?
Un agité du bocal.
Pourquoi quelles raisons obscures le saumon s'acharne t'il à se fatiguer à remonter rivières et cascades ?
Il suit un régime sans sel pour retrouver sa ligne.
Après le dessert on est rentré au bercail. J'avais passé une soirée magique.
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