28.02.2008
Déboires d'une grande gueule
Je suis une grande gueule et on me dit agité.
La discrétion n'est pas mon fort.
Depuis peu, je suis interdit de stade ! Paraît que c'est moi qui ai provoqué la bagarre générale lors du dernier match. Durant mon arrestation, j'étais interdit de parole, donc interdit d'exercer mon droit à me défendre bec et ongles.
Ils m'ont lu mes droits : J'avais droit à celui de garder le silence...
Tant que j'étais dans le bain jusqu'au cou et que la baignade n'était pas interdite, je me suis dit qu'il fallait au moins garder la pêche. Mais il m'ont conseillé de garder profil bas au vu de la gravité de mes agissements, donc en gros c'était pêche interdite...
Quand ils m'ont enfin relâché après l'interrogatoire, pour oublier mes déboires, je me suis rendu tout droit au bistrot pour y boire une bière. Bien qu'interdit d'alcool par mon médecin, je pensais m'adjuger un droit exceptionnel ce soir là.
Encore sous le coup de l'émotion, j'en avais oublié que j'y suis interdit d'auberge parce que j'y avais déclenché une esclandre la semaine dernière. Je m'étais emporté parce que je suis interdit bancaire depuis que j'ai tenté de passer l'éponge humide sur le montant de mon ardoise avec un chèque en bois...
Forcément, il y a de fortes chances qu'on m'interdise aussi le bois, mais heureusement pour le moment, je touche du bois...
21:55 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droit pénal, interdictions, droits civiques, prohibition
11.02.2008
Cerf-volage
Ma poulpounette,
La première fois que tu es apparue devant mes mirettes dans la grande forêt giboyeuse, mes pupilles se sont dilatées !
Tes graciles guiboles de gazelle et ta croupe rebondie m'ont litéralement estomaqués et tes œillades de braise m'ont envoûtées...
Tant et si bien que même en dehors de la belle saison de la bramée
Je rêve de te faire pousser le grand cri derrière un buisson…
Ce n'est qu'à ce moment là que le bonheur remplira mon existence
L'amour est plus fort que tout, même plus qu’un troupeau d’éléphants…
Je t'aime ô ma biche...
PS… Néanmoins, tu devras accepter de me partager avec d’autres conquêtes potentielles tant que je serai un mâle dominant !
Oui je le sais c’est un peu "harde", mais que veux-tu, ce sont les lois de la nature et ce n’est pas moi qui ai légiféré…
17:29 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : message de saint valentin, déclaration d'amour, déclaration enflammée, passion dévorante
09.01.2008
Grise mine et idées noires
Au niveau boulot, il faut bien reconnaître que je suis dans une impasse…
Mes deux coudes sont appuyés sur les "bumpers" d’une voie de garage désaffectée.
Alors je me plains comme si j’avais touché le fond d'un gouffre proche du centre de la terre. Un verre ou deux de trop dans l’oblongue capsule et je vous pleure des larmes d’alligator hors de paupières gonflées de détresse dans le moelleux gilet de sauvetage de votre compassion.
Ils ont déclaré à la radio qu’à mon âge on a presque cessé de penser à l’homme qu’on voudrait être mais qu’on a pleinement pris conscience de celui qu’on est rééllement devenu.
Depuis forcément a surgit de sa boîte le comptable et son bilan de mi-parcours. Il me somme d’analyser s’il est encore assez tôt pour aller au charbon avec l’espoir d’une solution pour mieux survivre et me préserver pour toute la durée de la deuxième mi-temps.
Un soir à l’heure des tournées de liqueur chez Gaston, un jeune blanc bec propre sur lui que je venais d’abreuver de ma morne complainte, m’a conseillé ceci : Attrape à deux mains la corde de la formation continue vieux, et sacrifie quelques soirées pour la bonne cause, loin de la table ronde du bistrot et des copains. Retourne à l’école des grandes filières et tu referas vite surface au lieu de continuer de rouler ta bosse au fin fond de ta mine. Avec un peu de motivation et de volonté, ton expérience et sur présentation de quelque bon papier de studieux, tu décrocheras un turbin de sans casque aux services administratifs, à la planification ou aux méthodes. Plus de solde pour moins de sueur, de fatigues et de gueules noircies quand sonne la cloche.
Mouais…
Aussi loin que je ma mémoire me porte, assis sur mon cul sans bouger derrière un banc d’école, dix minutes passent et c’est le grand départ pour les rêveries ou les bras de Morphée.
A bien y réfléchir, ça fait dix-sept ans que de ma pioche, je grignote les parois de la même galerie sans avoir eu à ne subir le moindre coup de grisou. C'est certain, je vais finir par percer le plancher de l’Australie et ce jour là il vaudrait mieux que j’en sois! Que voulez-vous, j’aime aller à ma façon jusqu’au bout et au fond des choses. J’ai besoin de poussière, d’obscurité, de couloirs étroits et quand le long des poutres noircies grince l’ascenseur qui remonte des entrailles de ma carrière vers la civilisation, je frissonne encore au premier courant d’air.
De plus, quand je serai transféré à la rôtisserie de Lucifer sur la rive droite du Styx, je me sentirai assez vite un peu comme à la maison…Il paraît qu’ils projettent une extension de leur site suite à une forte hausse de leurs parts de marché. Je pourrai alors certainement encore me rendre utile.
Faudrait vraiment que j’arrête de me plaindre…
16:57 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise de la quarantaine, plan de carrière, complainte, épanouissement, entreprise, au charbon, auto-satisfaction
07.11.2007
Synthèse de la mi-journée
Ce matin j'ai battu le record du monde du lancer de pastilles d'aspartame... Pourtant ce n'était pas ma tasse de thé !
17:30 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : édulcorant, sucre, douceur, thé vert, blog
03.03.2007
Rois d'hauteurs
Corinne la coquine offrit pour Noël à Bertrand le chenapan,
Un cadeau qui se devait d'être particulier et différent !
Une invitation à un week-end surprise quelque part du côté des pistes.
Dans les hautes montagnes qu'escaladent des cordées d'alpinistes..
Elle sût bien tenir sa langue pour ne lui dévoiler aucun indice.
Pas une seule seconde il ne s'était douté qu'elle avait une complice !
Au matin du départ en voyage vers la destination inconnue,
Une petite étape pour s'emplir l'estomac à l'endroit convenu.
Ne voilà pas qu'ils rencontrent Geneviève l'espiègle et Firmin le galopin,
Première surprise certainement due au hasard des méandres du destin.
C'est donc à quatre dans un van américain que continua le voyage,
Jusqu'à ce que la route s'achève tout au fond d'un garage.
Ensuite c'est en train puis en bus électrique,
Que la joyeuse bande a rejoint un téléphérique.
Bertrand et Firmin se demandaient où ils allaient bien pouvoir dormir,
Dans un igloo, une cabane ou un bivouac sur un sommet à conquérir...
La deuxième surprise c'était qu'à 2500 mètres d'altitude,
Il y avait nid douillet, neige et quintessence de la quiétude.
Et puis ils grimpèrent pour toucher le toit du monde pendant quelques jours,
Effleurer 4000 mètres puis glisser le long des blancs boulevards au retour.
Et même allongé sur le lit, la vue était imprenable,
Sur un Cervin majestueux et imperturbable.
Y a pas à dire mais il existe des filles aux idées géniales,
Qui offrent à leurs fripouilles des virées pas banales,
Dans un environnement magnifique et royal !
> Visite guidée <
09:00 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Suisse, Zermatt, Cervin, destination, voyage
09.02.2007
Peu conventionnel ?
D’habitude la prestation scénique d’un groupe ou d’un artiste en tournée se résume à deux petites heures et puis s’en vont et c’est souvent après le premier rappel, que les éblouissantes lumières blanches de la salle mettent brutalement un terme à la magie de l’émotion qui nous transportait.
Quand notre groupe anglais favori à nous organise avec grand soin un week-end exclusif dans un Center Parcs en bord de mer du Nord aux Pays Bas ou se réunissent trois mille bipèdes qui partagent de similaires préférences musicales, tout prend alors une dimension de grande fête internationale. Certains n’ont pas hésité à se déplacer entre autres de Nouvelle Zélande, de Grèce, de Hong-Kong ou de la Réunion pour apprécier l’événement.
Le groupe nous sert alors pas moins de sept heures de musique et de surprises réparties sur trois plats principaux avec en prime d’autres artistes à découvrir en guise d’entrées, donc largement de quoi assouvir n’importe quel faim de musique live pour un temps.
Le seul problème c’est qu’après quelques spectacles on prendrait l’habitude d’apprécier chaque jour après le repas du soir, les bonnes vibrations de son petit concert, ce qui ne sera probablement vraiment possible qu’une fois arrivés au paradis ou peut-être Elvis, Freddie Mercury, John Lennon et nombre d’autres artistes trop tôt disparus se produisent éternellement en costume blanc.
Un soir, quelqu’un avait qualifié, sur une note humoristique, ce genre de grand messe musicale pour public conquis d’avance, de dérive sectaire…
Soit, nous sommes donc des adeptes, mais alors qu’est ce que c’est bon de faire partie de cette grande famille de routards mélomanes de son vivant…
www.marillionweekend.com
00:00 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marillion, week-end, convention, musique, artiste
01.11.2006
Rétrovifleur
Le matin je dois bien l’avouer, il me faut bien plus de dix minutes avant de pouvoir me considérer comme totalement opérationnel. Et s’il s’agit en plus d’une aurore d’automne brumeuse, ce temps de démarrage se calcule alors presque en heures.
Vous pouvez me croire ! D’ailleurs je suis prêt à avancer une preuve flagrante de ce que j’affirme !
L’autre matin après environ une demi-heure de route pour me rendre au bureau, je m’arrête à mon habituelle station service pour m’acheter une petite pâtisserie au beurre. Je paye mon achat avec quelques pièces de menue monnaie, salue cordialement la vendeuse et sors de la boutique à grandes enjambées pour rejoindre ma batmobile.
J’entre et m’installe sur le siège et voilà que mon attention est attirée par une marguerite en carton suspendue au rétroviseur central. Stupéfait je regarde autour de moi dans l’espoir d’apercevoir le plaisantin qui avait bien pu m’accrocher ce sympathique bricolage pendant les trois minutes qu’avait duré mon absence : Personne ! Etait-ce là une action publicitaire de la compagnie pétrolière ? Une farce pour la caméra invisible ? Une hallucination ?
L’espace d’un instant j’ai même pensé avoir involontairement glissé dans un univers parallèle.
Le fin mot de l’histoire était que je m’étais trompé de véhicule, pourtant identique en tous points au mien, couleur extérieure et aménagement intérieur compris. Mon tacot lui était garé à ma droite, de l’autre côté de la double colonne à essence !
J’ai alors imaginé quel aurait pu être mon combat, perdu d’avance, avec ma clé de contact incompatible si cette fleur en carton providentielle n’avait pas si clairement différencié nos deux limousines !
Maintenant je crois bien que je vais moi aussi personnaliser mon cockpit pour ne pas qu’un imprudent d’endormi qui n’a pas les yeux en face des trous ne me vole par inadvertance ma guimbarde dans la fraîcheur d’un petit matin de brouillard !
13:50 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voiture, auto, humour, témoignage, blog
30.10.2006
Coconut story
Un jour pour une mission top secrète, j’ai entrepris un voyage vers une île située au sud de l‘Inde, le Sri-Lanka.
En fin de semaine, j’ai eu la chance d’aller visiter un superbe parc botanique près de la ville de Kendy accompagné d’un autochtone qui me servait de guide et de délégué culturel.
La variété des essences, des arbres et des plantes y étaient tout bonnement hallucinante. L’île ayant été à l’époque une colonie britannique (on y trouve également des plantations de thé à perte de vue pour infuser leur tasse d’eau chaude du tea time ) , on y trouvait la richesse botanique du monde entier, y compris des espèces locales particulièrement rares ne se développant qu’avec ce type de climat.
A côté de la hauteur impressionnante de certains de ces palmiers et cocotiers géants, les sapins de nos latitudes font vraiment figure de bonsaïs sous-arrosés.
A un moment en marchant le nez levé vers le ciel, je m’aperçois que nous passons juste au dessous d'une grappe de très grosses noix de coco royales suspendues à au moins vingt mètres de hauteur. Comme les cocotiers ne manquent pas dans toute la région, voilà qu’une inquiétude soudaine me prend au tripes...
J’interroge alors immédiatement mon guide :
- Dites moi cher ami, il doit y avoir quantité non négligeable de gens par ici qui doivent se prendre une de ces noix sur le crémol et qui par rapport à la taille et la dureté du fruit, en succombent chaque année ?
Mon guide me regarde avec un sourire en coin et me répond du tac au tac :
- Vous croyez en Dieu ?
- Heu ...
Là-dessus, j’ai fermé ma gueule et me suis contraint à essayer de ne plus poser que des questions moins bêtes.
Donc si avec ma culture de bonobo moyen, je fais un peu le point voilà à peu près ce que ça donne :
Si tu crois en Dieu, forcément que tu ne passeras jamais au moment de la chute de la noix de coco sous l’arbre,
parce qu’il te fera un signe clair de changer de direction ou autre, peu avant l’hypothétique coïncidence malheureuse d’un impact fatal. (Comme par exemple de remarquer un lacet défait à ta chaussure droite dix mètres avant la zone du danger. )
Parce que la noix elle, un jour forcément elle va tomber et ce selon une ligne verticale parfaite. (Selon la théorie prouvée par Isaac Newton avec une pomme, que seul l’air freine la moindre dans sa chute)
C’est donc à toi seul qu’appartient éventuellement le pouvoir d’éviter la météorite pleine de lait.
D’un autre côté, si tu vis en Europe centrale, tu ne crains rien mis à part te prendre une pive sur le sommet du crâne, ce qui est sans réel danger pour ta vie, alors tu n’as pas besoin de toute l’attention du bon Dieu lors de tes déplacements dans un endroit jalonné de végétation.
Par contre dans les rues d’une ville, tu risques toujours de te prendre un pot de fleur sur la cafetière, et rien que pour ça, il vaut mieux compter sur son aide et être un poil croyant en échange..
Ce jour là, j’ai définitivement changé de philosophie de vie.
Bien plus tard j’ai posé la même question à un ancien expatrié. Il m’a répondu que c’est en effet une des première causes de mortalité dans ce pays. Donc finalement il vaut toujours mieux s’assurer les services d’un guide spirituel et touristique comme ce fameux Dieu. Le guide du routard à lui seul ne suffira pas !
17:39 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tourisme, voyage, humour, blog
05.10.2006
La paix déménage
Au départ, j'habitais chez mes parents. Hé oui ! Je ne payais pas un centime de loyer ou de charges, mais en échange de la possession exclusive de ma chambre, j'avais des comptes à rendre à mes géniteurs sur mes heures de rentrée et sur mes soit disantes mauvaises habitudes de piller le garde manger…
Alors dès que possible, je les ai quittés sans me retourner tel le "true rebel" prêt à voler de ses propres ailes depuis le bord du précipice.
Je me suis alors retrouvé squatteur dans la chambre de bonne gratuite de mon amie. C'était une petite mansarde ou il ne restait que deux mètres autour du grand matelas par terre pour disposer un peu de mobilier de récupération et laisser assez d'espace pour pouvoir encore entrouvrir la seule porte de la pièce.
Un an plus tard nous avons pris un deux pièces cuisine à prix cassé au quatrième étage sans ascenseur d'une ruine rustique. Nous étions alors devenus de véritables locataires sérieux et respectueux de la quiétude de nos voisins. L'hiver dans la minuscule chambre à coucher il faisait si froid que des nuages de vapeur s'échappaient de nos lèvres quand nous parlions.
S'écoule une année et voilà que le virus du bourlingueur me saisit aux tripes. Je trouve un emploi dans une ville lointaine, je m'achète une vieille camionnette que j'aménage à la va vite d'une couchette en mousse, et je quitte tout. Je range mes quelques meubles au fond d'un garage et je pars à l'aventure au delà de ma verte vallée avec ma tanière roulante.
J'étais devenu un campeur sans domicile fixe et ma foi durant la belle saison, c'était assez agréable et je ressentais une inégalable sensation de liberté. J'ai aussi appris à me montrer bien moins frileux qu'à l'origine de par les caprices de la météo avec mon épais sac de couchage pour seul chauffage d'appoint.
Aux premiers frimas de l'hiver, un ami se prend soudain de pitié pour ma situation précaire et m'offre de m'accueillir dans un gîte à loyer modéré mais bel et bien chauffé, à quatre colocataires. Sous ce toit là, c'était la fête chaque soir et étrangement mon tube dentifrice se vidait quatre fois plus rapidement que jusque là. En contrepartie j'étais moins souvent de corvée de vaisselle qu'au camping du lac.
Malgré toutes nos différences nous nous sommes très bien entendus entre nos quatre murs bien à l'étroit et nous sommes vite liés d'amitié. Une situation parfaite pour développer ses notions de partage et de respect de l'autre.
Un jour mon père m'informe qu'il va vendre la maison individuelle de mon enfance pour s'installer dans une autre bâtisse pas très loin. Alors j'entreprends une investigation auprès des banquiers et du jour au lendemain je deviens propriétaire de mes murs. En quelque sorte je retourne vivre chez mes parents mais sans eux, donc cette fois ci sans avoir aucun compte à leur rendre.
Là dessus je fonde un foyer et je participe activement à nous construire une descendance, l'espace ne manquant pas dans le nid pour accueillir et élever une bande de petits chenapans bruyants et surexcités.
Puis un jour il y eût séparation. La famille se partagea en deux et la maison se vida brutalement de toute sa substance. De moins en moins souvent le feu crépitait dans la cheminée mais j'ai continué d'occuper cet habitat surdimensionné. Sous le poids des frais de chauffage, des réparations et devant le nombre de pièces trop souvent désertes, j'ai fini par vendre la cahutte lorsque un acheteur providentiel s'est présenté.
Aujourd'hui je suis de retour dans un modeste mais confortable logement avec une cave tout juste assez grande pour entreposer une douzaine de bonnes bouteilles de limonade. Je suis redevenu un locataire et j'ai aussi repris un vrai voisinage qu'on peut parfois entendre se disputer ou tirer la chasse d'eau et dans la foulée me suis même adjugé les impeccables services d'une gérance.
Demain qui sait, je pourrais héberger une colocatrice dans mon hamac, squatter à nouveau une chambre de bonne ou aménager un bivouac en rase campagne en véritable campeur sauvage. Je n'ai pas besoin d'une suite présidentielle pour fermer les yeux et faire de beaux rêves.
Rien ne m'empêche de trouver facilement le sommeil sur n'importe quelle paillasse du moment que ce soit bien à l'abri dans une grotte, sous un pont, une yourte ou peut-être même un igloo !
10:39 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maison, appartement, propritété, camping, blog
07.09.2006
Brève ascension sociale
Un beau matin, le facteur "chance" enfila un courrier inhabituel dans la fente de la boîte à lettre de Corinne la coquine. Elle venait de gagner un bon cadeau pour un week-end dans un hôtel de thalassothérapie suite à un concours de circonstances dû au plus grand des hasards. Deux nuitées avec pension complète, bains à bulle, soins divers et massages pour deux personnes.
Alors Corinne la coquine invita son compagnon Bertrand le chenapan à partager l'expérience. Il faut dire que tous deux n'ont d'habitude pas les moyens financiers de s'offrir de telles escapades dans les hautes sphères du luxe et ne comptent pas parmi les nantis friqués de cette planète.
Il s'agissait bien là pour eux d'une sorte d'excursion chez les extra-terrestres des classes supérieures.
A leur arrivée sur place le vendredi soir, le fait qu'il n'y avait pas trop de limousines luxueuses sur le parking les rassura déjà quelque peu.
L'absence de "groom service" qui porterait les bagages jusqu'à la chambre pour un pourboire mahousse était aussi quelque part plutôt tranquillisant.
Une fois la chambre visitée, un apéritif de bienvenue offert par la maison les attendaient sur une terrasse ensoleillée qui offrait une vue imprenable sur le lac de Lugano et ses environs. Puis à table, les petits plats gastronomiques et exquis se suivaient pendant qu'un pianiste faisait virevolter ses doigts de virtuose sur toute la largeur de son clavier. Ils n'étaient pas loin du caviar à la louche pensaient ils en dégustant leur assiette très soigneusement présentée arrosée d'un petit Cabernet raffiné de la région. Quand le pianiste achevait une performance, tous les hôtes présents dans la salle à manger lâchaient leurs services pour l'applaudir. Ce n'était pas là un endroit ou ils pouvaient se permettre de lécher toute langue déployée leur couteau en argent sur toute sa longueur !
Corinne la coquine demanda à Bertrand le chenapan de la pincer pour la réveiller, ce qu'il fit immédiatement parce que le cri de Corinne la coquine pourrait sans doute lui prouver alors qu'il ne rêvait pas non plus.
Il ne fallut pas longtemps aux deux tourtereaux, après un délicieux dessert meringué de parvenir à boire leur expresso avec l'auriculaire pointé vers le plafond puis de se tamponner les commissures de la bouche "à la manière chicos" avec l'épaisse serviette brodée.
Sur le programme des réjouissances du lendemain, il fallait se lever très tôt pour avaler en quatrième vitesse le petit déjeuner pour être à l'heure au rendez-vous pour le premier soin. Corinne la coquine s'en alla immédiatement chambouler l'agenda à la réception de l'établissement : « Nous on est là pour dormir ! » Qu'elle leur lança en leur réclamant un horaire plus raisonnable et plus compatible avec leur horloge biologique.
Peeling-massage suivi d'un barbotage dans l'eau bleue d'une baignoire à remous pour retrouver une peau douce de bébé, puis massage des pieds…
Quelques parties de billard dans le grand salon et farniente au solarium ou autres errances en peignoir blanc.
Le samedi soir pendant le repas, Bertrand le chenapan fût soudain pris d'une violente crise de hoquet bruyante et très embarrassante qui fit tout de même rire les pensionnaires attablés.
Le dimanche c'est un massage relaxant du dos et des guiboles qui était au programme !
Du pur bonheur ce week-end, s’extasièrent-ils avec un large sourire de béatitude imprimé sur leurs trombines.
Le dimanche soir lors du retour dans leur modeste quartier, ils durent encore supporter la "légère chute" de retour à leur échelon habituel de semi-pauvritude.
Et le lundi ils retournèrent à la mine pour gagner péniblement de quoi remplir le frigo car il ne faut pas perdre les bonnes habitudes…
Corinne la coquine et Bertrand le chenapan ont eu beaucoup de chance au tirage au sort et ils remercient chaleureusement les organisateurs, la main innocente et le sponsor pour leur avoir offert ce splendide voyage dans la quatrième dimension !
Pour une fois le premier prix n'était pas une tablette de chocolat aux amandes concassées.
Un jour un vieux pote m’a dit : Ne te moque jamais des riches, car tu ne sais jamais ce qui peut t’arriver !
http://www.serpiano.ch
12:30 Publié dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : thalasso, wellness, hôtel, jacuzzi, blog, humour, serpiano






