05.06.2008
Demain un autre sourire...
Une rupture ça peut vraiment te démolir,
Tout s'écroule et c'est si pénible de réagir,
De trouver force et élan pour pouvoir repartir,
Et toute cette confiance en toi à reconquérir...
Avec le temps ton espace se remettra à fleurir,
Le parfum de sa peau s'estompera dans tes souvenirs,
Tu retrouveras peu à peu l'envie de t'amuser et te divertir,
Jusqu'à te sentir prêt à l'éventualité de reconstruire...
Dans ton cœur il y aura de la place libre pour contenir,
Cette personne attirante qui aura aimé te choisir,
Qui occupera soudain tout ton espace sans t'avertir,
Et qui toute la nuit contre ton corps viendra se blottir...
Loin derrière tout ce qui a pu si longtemps t'anéantir,
Et tu bâtiras de tes sentiments un nouvel empire,
Rempli de magie, de rires, de bonheur et de désir,
Et un jardin magnifique qu'il faudra bien entretenir...
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10:59 Publié dans Déballages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, rupture, poésie, blog
15.04.2008
Vertigo
J'ai toujours eu très peur du vide...
Mais faisons semblant d'être intrépide !
Allez je retiens mon souffle et je regarde en bas...
Bon, je vois de l'eau, c'est déjà ça !
Va falloir que je plonge avec grâce
Sans me prendre un plat en surface
Et pour ajouter un peu d'élégance
Un double périlleux arrière de grande audace
Attention à ne pas toucher le fond de la piscine
Ne pas oublier de me boucher les narines
Et me jeter comme si je pouvais m'envoler
Donnant l'illusion que dans l'air je serais le plus léger
Voilà que je me balance sur la planche
Sur cette phobie je tiens enfin ma revanche
Je prends ma respiration la plus profonde
Allez juste encore quelques secondes...
Il n'y a rien à faire je ne parviens pas à m'élancer
J'ai bien trop peur de lamentablement m'écraser
De me rompre le cou sur le bord du bassin
Je ne peux pas croire une seconde que je ne risque rien !
Alors je m'invente et me rassure de mille excuses,
Que de mon courage il ne faut pas trop que j'abuse
Elle est bien trop froide et je suis piètre nageur
Et je n'ai vraiment pas l'étoffe d'un cascadeur...
Si je l'avais fait, j'aurais pu y laisser des plumes
Ou pire, on m'aurait décerné médaille à titre posthume
11:05 Publié dans Déballages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vertige, peur du vide, poésie, blog
09.10.2007
A fleur de crapaud
Quand je n'étais encore qu'un brave petit têtard,
Je n'imaginais pas une seconde qu'au delà de mon nénuphar,
A l'autre bout de mon marécage sur la rive de la grande mare
Attiré par le parfum de la fleur inconnue en goûtant au fruit du hasard
Comme si j'étais subitement devenu le plus chanceux des veinards
Voilà que plus rien ne me paraît étrange, inquiétant ou bizarre...
Je ne ressens presque plus de peurs
Sans doute la magie du bonheur

21:40 Publié dans Tripatouillages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : à fleur de peau, grenouille, batracien, poésie, poème, blog, dessin
05.07.2007
Ne me pince pas ! Je rêve...
N'interromps pas ce magnifique voyage
Je voudrais découvrir ou me conduira ce mirage
Explorer chaque recoin du territoire des merveilles
Que je crains de ne retrouver si tu me réveilles
D'étranges intrigues en odyssées chimérique
Je survole de fabuleux paysages bucoliques
Franchis le portail d'un imaginaire infini
Bien être et légèreté dans ce paradoxal sursis
Ne brise pas mon plaisir au milieu de l'illusion
Pour me demander s'il y avait couleurs et passion
Et si par hasard j'y aurais fait rencontres sublimes
Ou si de l'amnésie soudaine ne reste que la seconde ultime.
Mais si d'aventure la croisière devait tourner au cauchemar
Alors pince moi fort que j'échappe à ce piège aléatoire.

22:20 Publié dans Déballages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve prémonitoire, rêve américain, rêve éveillé, blog, poésie
10.04.2007
waterproof
Je me baigne dans le bonheur alors que je ne sais pas nager
Plonge la tête la première dans un océan de plaisirs déchaîné
Coule des jours heureux, par les tumultes des flots, me laisse emporter
Et noie mes peurs dans les courants de chaque nouvelle marée.
Mais lorsque les larmes du ciel martèlent le pavé
Quand soudain le fond se dérobe et je n’ai plus pied,
D’un coup sec je déploie mon grand parapluie
Et je me réfugie dans ma petite bulle de nostalgie.
Je frôle les murs de la ville déserte tant que s’abat l’averse
Sur moi toutes les calamités du monde se déversent
Les eaux sont troubles et je ne vois plus que gouttes
Qui emplissent à ras bord le réservoir de mes doutes
Elle m’avait dit que les orages je devrais les affronter
Prendre conscience qu’il serait temps de me mouiller
Qu’il n’y a rien de plus rafraîchissant dans la vie
Que de courir au devant d’un torrent de pluie
Nul besoin de grimper au dessus des nuages
Pour échapper à cette crainte obsessionnelle du naufrage
Alors j’embarque quelques bonnes doses d’audace
Et me déleste de cette épaisse et lourde carapace
22:25 Publié dans Déballages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : psycho, poésie, poème, vers, blog
29.10.2006
Grève de la fin
Est ce vraiment la fin ?
Quand flotte le parfum d’une histoire qui se termine,
Quand sonne l’heure de l’échéance de ce qui en justifiait les moyens.
Le signal du dernier arrêt qui en grosses lettres s’illumine
Et cette boule à l’estomac qui entrecoupe la sensation de faim.
Il y a celle des haricots à l’heure du tout dernier refrain,
Quand il semble qu’il ne reste plus matière à bousculer le destin.
Il y a aussi celle du loup si sauvage quand il l’a poussée trop loin,
Et que se sont brisés tant d’espoirs pour de tout petits riens.
Faire grise mine et fermer les yeux pour ne plus rien y voir,
Figer le temps et se refuser de pouvoir encore y croire,
Se taire et ne plus écouter les sursauts de ses tourments,
Faire le vide et laisser tournoyer la valse folle des sentiments.
Comme toujours c’est certain, ça ira beaucoup mieux demain !
Quand s’achèvera enfin cette mélancolique grève de la fin ?
Bientôt apparaîtra l'aboutissement qui conduira vers un nouveau départ,
Sur un chemin de lumière qui effacera vite de la mémoire,
Ce gros coup de cafard submergé d’idées noires…
08:22 Publié dans Déballages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coup de blues, poésie, poême, blog
04.10.2006
Le bon (vieux) temps
Il était une fois près d'une clairière au milieu d'une forêt de feuillus
Une histoire incroyable que vous n'eussiez pas crue
Si je n'en eus été témoin et que je pusse vous la raconter
Pour que vous transmissiez ce récit à votre tour au monde entier.
Un jour alors qu'avec ma promise sans but précis nous nous promenassions
Sur un joli chemin de terre que de, nos gros sabots, nous foulassions
Voilà qu'une bonne fée et une mule devant nous apparussent
S'inquiétant peut-être que nous nous perdissions dans la cambrousse
Il fallût bien que nous la rassurassions que nous connussions bien cette contrée
Mais il fallût qu'elle ne comprît rien à notre langage et ce ne fût pas faute d'insister
C'est à ce moment qu'elle agitât de la main sa fine et magique baguette
Et que sans que nous criassions gare, de derrière les fourrés apparût un interprète
Mais ce dernier ne pût l'aider pour qu'ensemble notre discours ils décodassent
D'incapable et de sorcière, au bord du sentier il fallût alors qu'ils s'injuriassent
Alors nous prîmes la décision que dans la minute notre randonnée nous reprissions,
Sans vraiment que nous démêlassions cette étrange et peu commune situation.
Il n'est parfois pas chose aisée malgré les multiples efforts qui sont conjugués
De bien se comprendre par le verbe et tout simplement de communiquer
Et quand bien même ce serait une fée étrangère que vous rencontrassiez
C'est alors au porte manteau que dialecte et patois il faudrait que vous laissassiez
C'est à notre bien aimé prof de français que nous dédicaçassions ceci , pour qu'il sût que nous aimassions toujours le subjectif quand il est imparfait !
13:25 Publié dans Déballages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : français, grammaire, verbe, poésie, blog
18.09.2006
Je te plumerai un jour, gentille alouette…
Apparemment...
Vous croyez que vous êtes hors d'atteinte et bien protégé
Aisément..
Perché au sommet de ce monument d'indifférence
Evidement...
Vous méfiant de l'approche de tout danger
Forcément...
Vous préférez éviter promiscuité et coexistence
Habituellement…
Vous servir puis prendre la fuite vous paraît normal
Immédiatement…
Pas par peur non, par absence de confiance
Bizarrement…
Même si personne au fond ne vous veut de mal
Discrètement...
Vous préférez par sécurité garder vos distances
Rapidement…
Vous vous réfugiez sur votre inatteignable perchoir
Jalousement...
Vous regardez d'assez loin ce qu'il se passe en bas
Ironiquement…
Vous ricanez, pas besoin d'eux, vous en détenez le pouvoir
Etrangement...
Vous le savez bien, de toute manière ils ne vous aiment pas
Absolument…
Jamais aucune prise de risque n'a été une option
Instinctivement...
Vous pouvez vous écarter et planer bien au dessus de leurs têtes
Finalement...
Vous êtes peut-être comme un de ces nombreux pigeons ?
Ou certainement…
Un drôle d'oiseau trop effrayé par ce monde pas très chouette…
16:00 Publié dans Déballages | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paroles, pigeon, venise, poésie, blog
15.09.2006
Malade de santé
Y a surabondance de glu dans mes narines,
Y a les mouchoirs en papier et les cachets d'aspirine,
Et j'éternue, j'expulse nuées de molécules de virus
Dans la pureté de l'air ambiant que tu inhales tant et plus
C'est comme ça il faudra que toi aussi tu en profites
Il n'y a pas de raison que tu ne partages pas ma bronchite
Que tu ne m'accompagnes pas consulter notre médecin
Pour qu'il nous prescrive les antibiotiques pour guérir enfin.
Tu m'avais promis que ce serait pour le meilleur et pour le pire
Qu'on se jurais fidélité et assistance jusqu'au dernier soupir
Alors je ne comprends pas pourquoi tu sembles vouloir t'enfuir
Et que de t'approcher et m'embrasser, tu préfères t'abstenir...
Mais non ma chérie tu vois, je plaisante à ma manière
Tu me le dis si souvent, qu'au moindre bobo, je suis sur le point de mourir
Alors je me suis dit qu'il fallait te prouver que bien au contraire
Je suis un dur à cuire invincible qui n'a pas peur de souffrir...
08:51 Publié dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : médecin, docteur, maladie, poésie, blog






