10.06.2009
Les grands malades
De nos jours et même de nos nuits d'ailleurs, il est parfois bien difficile de mettre un nom sur les différentes maladies dont nous pourrions être atteints. S'avouer à soi même qu'on entre dans une catégorie bien précise de personnes souffrantes ou même indiquer à un proche ou à un ami, que son mal est bel et bien reconnu par la science sont autant de chemins escarpés, pénibles à parcourir.
Ce sont souvent des mots se terminant par "aque" ( tiré du latin patracus, du nom d'un centurion de la garde
rapprochée de Taloupélbus fils de Mafiarus troisième du nom ) qui définissent l'appartenance des patients à un groupe de pathologies.
Levons un coin du voile sur ces thermes au demeurant barbares utilisés essentiellement par le corps médical et
dont certains sont assez rares et méconnus.
Voici quelques exemples en vrac :
Si vous passez régulièrement des nuits blanches et que vous ne trouvez que difficilement le sommeil sans raison particulière, il y a des chances que vous soyez insomniaque.
Si vous courrez voir le médecin pour le moindre rhume et que vous possédez plus des médicaments chez vous que la pharmacie du quartier, qu'avec vous la Sécu plonge vers une banqueroute certaine, il se peut que vous soyez hypocondriaque.
Si votre grand cœur est très fragile, vous êtes probablement cardiaque.
Si vous êtes obnubilé par exemple par votre apparence ou par la propreté de votre appartement, vous êtes maniaque
Si vous pensez que tout le monde vous en veut et que dans votre dos, chacun complote contre vous
c'est que vous faites probablement partie des paranoïaques.
Si vous avez des bouffées de pensées maléfiques et vicieuses, que vous jouissez à semer la terreur partout,
peut-être êtes vous démoniaque.
Si vous éveillez chez votre partenaire des pulsions sexuelles intenses, vous êtes aphrodisiaque
Si vous avez une tête qui ne revient pas et que vous êtes frimeur et roublard, vous êtes tétaclaque
Si vous êtes toujours dans le flou et que vous ne jouez jamais la transparence, vous êtes opaque
Si vous êtes plutôt large d'épaule et que personne n'ose même en pensée vous provoquer , c'est parce que vous êtes baraque
Si vous êtes longiligne et que avez la tête dure vous êtes matraque
Si vous êtes très poilu et que vous poussez des cris en vous suspendant aux branches, vous êtes macaque
Si vous êtes essentiellement carnivore, je crains que vous ne soyez barbaque
Si vous êtes un vrai poison, que vous sentez fort et faites facilement pleurer, vous êtes ammoniaque
Si vous avez des problèmes de compréhension ou que vous avez pété un plomb, vous êtes acotédlaplaque
Si vous êtes obsédé par les signes et toujours la tête dans les étoiles, vous êtes zodiaque
Si vous êtes d'une humeur excellente et que vous êtes plein d'énergie, vous êtes dattaque
Si vous êtes en dépression profonde et que vous broyez du noir foncé, vous êtes aufondubaque
Si vous êtes passionné par les éléphants au point d'avoir une irrésistible envie de vouloir monter sur leur dos, vous êtes cornaque
Si vous êtes un accro du camping sauvage et des feux de camp, vous êtes bivouaque
Si vous avez facilement du désordre et que vous vivez dans le Bronx, vous vous êtes bricabraque
Si vous êtes bloqué dans une impasse et que vous ne regardez jamais en arrière, vous êtes cudesaque
Si vous êtes de nature compliquée et que vous n'exploitez jamais le chemin plus court, vous êtes micmaque
Si vous êtes un voleur compulsif mais que vous vous faites toujours attraper en flagrant délit, vous êtes maindanlsaque
Si vous n'êtes pas de nature à savoir prendre des décisions et vous montrer affirmatif, vous êtes quouaque
Si vous n'êtes jamais très pressé d'agir ou de vous mettre au travail, vous êtes yapalfeuaulaque
Si vous détestez monter sur une scène ou prendre la parole en public vous êtes jétroltraque
Si vous avez facilement tendance à répondre par gestes brusques aux personnes qui vous provoquent vous êtes tienprendeuclaque
Si vous êtes un obsédé sexuel pratiquant mais que rien d'autre ne vous intéresse dans une relation vous êtes un juspourfércracraque
09:40 Publié dans Reportages | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : humour, maladie, rare, gag, paranoïaque, aphrodisiaque
19.04.2008
L'injure involontaire
Le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) est un trouble neurologique caractérisé par des tics involontaires. Des mouvements rapides et soudains, ou l'expression de sons, se produisent de façon répétée et stéréotypée. Souvent, ce sont des injures et des gros mots qui sont exprimés violement et à voix haute et les interlocuteurs qui en sont victime, ne comprennent pas toujours ces étranges accès d'agressivité, parfois aux frontières de l'impardonnable lorsqu'ils ne sont pas du tout ou mal informés.
Selon nos sources, les premiers cas déclarés remonteraient à la nuit des temps et il n'est pas rare qu'en parcourant les livres d'histoire, de découvrir que des personnages importants étaient atteints du SGT ou en étaient victime et il faut reconnaître que l'incompréhension du commun des mortels face à cette terrible maladie a bel et bien régulièrement modifié la face du monde !
Nous allons vos donner ici quelques exemples frappants, mais il va des soi que pour protéger les jeunes lecteurs, nous avons intentionnellement flouté les mots exacts qui ont pu être proférés à l'époque. Nous vous laissons imaginer les lourdes conséquences engendrées lors d'événements majeurs et l'influence qui a pu en découler sur notre société actuelle.
A noter qu'il ne s'agit ici en aucun cas de se moquer des personnes atteintes par le SGT.
Si un jour dans le jardin d'Eden, Adam n'avait pas accidentellement traité Eve de "péripatéticienne impropre" , alors que le métier n'existait pas encore, que de toute manière il était lui même le seul client potentiel et qu'il n'avait pas de fric parce qu'il n'avait pas encore été inventé, se sentant incomprise et blessée, elle n'aurait probablement jamais croqué la pomme par simple esprit de contradiction vengeresse…Et nous n'en serions peut-être pas là aujourd'hui !
Si Jésus de Nazareth n'avait pas lâché à Judas qu'il n'était qu' "un rabat-joie du genre qui n'a encore jamais copulé" simplement parce qu'il était le seul apôtre à ne jamais boire de vin à table, ce dernier ne l'aurait peut-être pas trahi et Jéjé aurait pu continuer tranquillement, chaque jour dès le chant du coq , à faire des miracles… Et il aurait pu transmettre ses pouvoirs magiques à sa descendance. On en aurait bien eu besoin !
Si Christophe Colomb n'avait pas contre sa volonté rabaissé son skipper en le qualifiant de "marin d'eau douce dénué de testicules" ce dernier sous le choc, n'aurait pas été déboussolé au point de perdre le cap et de se tromper de route...
Si Jules César n'avait pas injurié Brutus et Cassius d' "orifices postérieurs de glandouilleurs", ces derniers ne l'auraient pas transpercé de 23 coups d'épée et il aurait pu continuer de conquérir le monde entier et nous n'en aurions peut être jamais perdu notre latin…
Si Léonard de Vinci n'avait pas dit à Mona Lisa qu'elle n'était qu' "une erreur de casting et une muse du pauvre en attendant mieux", elle n'aurait pas tiré une gueule à trente six coins en posant pour lui pour deux piastres cinquante de l'heure...
Si l'Adolf n'avait pas entendu de la part d'un proche atteint du syndrome , qu'il n'était qu' "une insignifiante crotte qui sent très mauvais doublé d'un écrivaillon sans le moindre talent" il n'aurait probablement jamais été aigri et nerveux à ce point et n'aurait peut-être pas commis toutes ces monstruosités avec ses régiments de casques à boulons...
Si Bill Clinton n'avait pas laissé échapper un brutal "auriez vous l'amabilité de nettoyer mon pénis et humidifier ce cigare" à une innocente stagiaire en design de sacs à main impressionnée par son rang, il n'aurait pas perdu dix points dans les sondages, aurait économisé des frais de teinturier, et sa femme serait maintenant probablement calife à la place du shérif …
Pour terminer ce modeste résumé malheureusement incomplet de manière constructive, nous vous conseillons de prendre conscience des ravages que peuvent causer vos réactions épidermiques et précipitées à une simple injure à votre encontre. Maintenant que vous êtes mieux informés sur le sujet, réfléchissez y à deux fois avant de mettre un poing dans la gueule du vilain impoli patibulaire qui vous cherche des noises. Il est peut-être tout simplement innocent de ses actes car rongé par le syndrome et il s'agit d'un malentendu. Payez lui une bonne bière bien fraîche et conseillez lui gentiment d'aller chez le spécialiste pour suivre un traitement adéquat. Vous pourriez sans doute sans le même le savoir nous mettre tous à l'abri d'une catastrophe historique.
11:30 Publié dans Reportages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Syndrome, Tourette, personnage, maladie, injure
15.09.2006
Malade de santé
Y a surabondance de glu dans mes narines,
Y a les mouchoirs en papier et les cachets d'aspirine,
Et j'éternue, j'expulse nuées de molécules de virus
Dans la pureté de l'air ambiant que tu inhales tant et plus
C'est comme ça il faudra que toi aussi tu en profites
Il n'y a pas de raison que tu ne partages pas ma bronchite
Que tu ne m'accompagnes pas consulter notre médecin
Pour qu'il nous prescrive les antibiotiques pour guérir enfin.
Tu m'avais promis que ce serait pour le meilleur et pour le pire
Qu'on se jurais fidélité et assistance jusqu'au dernier soupir
Alors je ne comprends pas pourquoi tu sembles vouloir t'enfuir
Et que de t'approcher et m'embrasser, tu préfères t'abstenir...
Mais non ma chérie tu vois, je plaisante à ma manière
Tu me le dis si souvent, qu'au moindre bobo, je suis sur le point de mourir
Alors je me suis dit qu'il fallait te prouver que bien au contraire
Je suis un dur à cuire invincible qui n'a pas peur de souffrir...
08:51 Publié dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : médecin, docteur, maladie, poésie, blog






