08.10.2009
Le tout dernier horoscope discutable
Capricorne :
Cette semaine, pas vraiment de quoi devenir chèvre. Mais dans le cas d’une déconvenue imprévue, qui n’aurait pas été pronostiquée dans cet horoscope, surtout n’en faites pas tout un fromage.
Bélier :
Cette semaine vous êtes dans le coup (de bélier). Vous allez ouvrir des portes. Les enfoncer même, si cela s’avèrera nécessaire. Vous allez vous démarquer du commun des mortels en refusant d’abaisser la poignée. Pour ne pas avoir l’air d’être un mouton comme tous les autres.
Lion :
Mardi après la sieste, vous aurez un coup de cœur (de lion) en vous rapprochant d’une magnifique gazelle.
C’est comme un lion en cage que vous tournerez en rond, avant de vous décider enfin à faire le grand saut à travers le cercle de feu pour mieux la séduire.
Taureau :
En fin de semaine, vous verrez rouge parce qu’on vous aura fait une grosse vacherie. Ensuite la période serait particulièrement favorable aux amourettes.
Vierge :
Durant la quinzaine à venir, les astres sont tous d’accord pour dire que vous allez encore être considérablement effarouché(e).
Vous jouerez encore les petites Saintes (vierges). Cependant sachez que personne n’est dupe : C'est certain, un jour vous aussi, vous passerez à la casserole.
Balance :
Vous avez tout juste quatre jours pour peser le pour et le contre et prendre une décision urgente et de première importance.
Alors pesez surtout le contre ! Mais sans pour autant oublier le pour.
Libérez-vous d’un poids qui pèse sur vos épaules et sur votre estime aux alentours de jeudi vers treize heures.
Gémeaux :
Demain un sosie pourrait vous traiter de moins que rien. Vous lui répondrez que vous n’êtes pas son miroir, même si vous êtes toujours très poli.
Cancer :
Pas de chance vieux crabe, cette semaine vous attraperez un gros rhume. Même si vous êtes un peu douillet, rappelez-vous quand même qu’il existe des pathologies nettement plus graves que celle là alors n’en faites pas un drame national.
Scorpion :
Il va y avoir du piquant dans votre morne existence dès jeudi. Alors à partir de lundi inclus, profitez de vous mettre à l’aise au frais sous une grosse pierre.
Poissons :
Vous avez la pêche. Et vous gardez les nageoires pelviennes dans la vase. (Les pieds sur terre) Malgré cela, vous avez l’impression de tourner en rond dans un bocal ? Alors dès aujourd'hui essayez de faire des huit pour pimenter votre quotidien.
Sagittaire :
Dès lundi matin à la première heure, vous sauterez par-dessus tous les obstacles, si vous n’y allez pas avec vos gros sabots.
Et à partir de jeudi, vous resterez bien à cheval sur certains principes
Rassurez-vous : Il vous restera plusieurs cordes à votre arc pour traverser le restant de la semaine sans casser du bois et comme une flèche.
Verseau :
Vendredi, vous aurez à subir une situation renversante et votre liquide céphalo-rachidien sera porté à ébullition. En fin de journée, vous vous sentirez entre deux eaux, et parfois même un peu rouillé.
Et si vous cessiez, jusqu’à la parution du prochain horoscope, de sans cesse mettre de l’eau dans votre vin ?
12:13 Publié dans Reportages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prédiction, astrologie, thème astral, destin
03.07.2007
mi fugue mi raisons
Chers parants,
Je suis partis à la daicouverte de se vaste monde !
Cette equsistence d'aicolié ne me convenais plut.
De toute maniaire je croit que je ne seré jamé maidecin, ni mème avauqua ou banquié comme vous semblé télemant le daisiré.
Et comme je ne sui pa un fisse à papa, je doit chairché ma praupre voix.
J'ai casser ma tirelire de frique et enporter quelkes affères pour teunir les preumiaires semènes jusqu'a se que je trouves un jaube de taisteur de jeux vidéo ou de daigustateur de glasses.
Surtout ne vous inkiété pas et ne praivené pas la paulice.
Je suis daisolé de vous fère de la paine mais mintenan je suis grant et vous ne semblé pas vouloire le remarké.
Je vous donne dé niouzes dé que j'oré aquonpli ma raiussite.
Bizzz et a plusse !
Julien
PS : Vous trouveré mon buletain de nautes a signé sous mon oréyer.

23:46 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : échec scolaire, langue française, préadolescence, destin, djeun
28.09.2006
Procès de bonnes intentions
Monsieur Grippo est né par un beau matin de février dans la belle région de Saint Valentin encore toute recouverte d'une blanche pellicule de neige.
Il pesait exactement 3 kilos et 348 grammes une fois bien sec et mesurait 28 centimètres au garrot.
A ce moment précis rien n'augurait encore qu'il allait devenir un personnage connu et influent.
Grippo était un bébé comme les autres. Il dormait beaucoup, pleurait énormément, engloutissait d'une traite le liquide blanc contenu dans ses biberons, rotait et souillait avec régularité sa couche culotte d'une moutarde odoriférante jusqu'au jour ou sa première dent transperça sa frêle gencive. Cette soudaine mutation lui fit prendre conscience qu'il allait lui aussi un jour devenir un de ces géants qui émettent des séquences de sons incompréhensibles et qui gesticulent à longueur de journée.
Un peu plus tard, il décida qu'il était temps de cesser de ramper lamentablement comme un gastéropode et de se dresser fièrement, tout comme eux, sur ses pattes arrières.
Avec un peu d'entrainement il réalisa qu'il avait progressivement gagné en autonomie et en indépendance et qu'il lui était maintenant possible d'atteindre des objectifs d'exploration bien au-delà de ses plus folles attentes. De plus en plus les sons prenaient signification et il se surprit même à en émettre à son tour ce qui semblait émouvoir particulièrement celle qui lui avait si gentiment et si longtemps mis à disposition son petit ventre rond.
Un jour, il fût contraint plusieurs jours par semaine à aller, avec d'autres entités de gnomes en cours de développement, apprendre à déchiffrer et griffonner des signes compliqués et résoudre des équations.
Ma foi selon diverses appréciations il comprit qu'il se débrouillait plutôt bien dans ces disciplines et il ne lui fallut que quelques trimestres pour devenir ce qu'on appelait dans les rangs "un premier de classe" promis à un avenir jalonné de succès.
Une fois adolescent, fort de sa logique implacable et de son sens inné des affaires, il se mit à développer sur le territoire de son lycée sur lequel il avait une mainmise incontestée, un petit trafic de bâtonnets de réglisse et de fausses montres pour amasser un petit pécule en vue d'un important investissement. Il devint un personnage respecté et prospère, mais sans pour autant que cette belle réputation ne dépasse encore les frontières de son quartier. Ses intentions étaient guidées par l'ambition de se ménager une bonne place active au soleil dans cette vaste galaxie qu'est l'économie de marché.
Il choisit de se lancer dans des études de droit pour lesquelles il obtint facilement une bourse. Il reçut son diplôme avec mention honorable et fût chaudement félicité pour avoir été l'étudiant le plus studieux et appliqué de sa volée. Entre temps monsieur Grippo avait aussi réalisé de fructueuses plu values en ayant judicieusement placé son modeste capital dans les produits dérivés du chanvre et du pavot, un secteur d'activités en pleine expansion. A ce moment encore, il n'était qu'un homme de l'ombre et ne fût jamais inquiété par une quelconque autorité.
Une fois fondée son entreprise de blanchiment sous le couvert d'une société écran d'import-export, Grippo réalisa qu'il se devait de diversifier ses activités dans le domaine des loisirs pour gravir encore les échelons du pouvoir et multiplier le chiffre d'affaires de sa petite entreprise.
Alors il inaugura à travers tout le continent des filiales contrôlant des salons de massage et des salles de jeux clandestines dans lesquels en plus des divertissements proposés chacun pouvait en toute discrétion se procurer calibres de poing ou sachets de farine blanche de toute provenance. Il devint ainsi un important employeur de chômeurs en fin de droit ou en réinsertion et acquit une puissance économique non négligeable dans le tissu industriel local.
Puis un soir il tomba en flagrant délit dans les filets de la police qui le surveillait depuis plusieurs années. Il venait de graisser la patte d'un politicien véreux en lui tendant une mallette remplie de dollars en billets neufs. Le lendemain, il fît toutes les unes des journaux.
Au procès il eût droit aux meilleurs avocats pour plaider sa défense, il en avait d'ailleurs largement les moyens, bien que sa fortune personnelle présumée n'ayant pu être saisie, car introuvable sur le territoire national et n'ayant jamais pu être véritablement estimée et confirmée par les hautes instances fiscales.
Lors de l'énoncé du jugement, il bénéficia de circonstances atténuantes allégeant sa condamnation pour corruption de fonctionnaire parce qu'il avait, selon les experts mandatés, connu une enfance difficile dans un milieu très modeste dont il est, c'est bien connu, si difficile de s'extraire. Grippo purgea la moitié de sa peine dans les quartiers VIP d'un pénitencier moderne et fût libéré pour bonne conduite sans avoir du casser le moindre caillou. De sa cellule, à aucun moment il n’avait cessé de contrôler et de faire fructifier son empire…
[ Si le crime ne se paie pas, qu'est ce qui nous incite à être un honnête travailleur mal payé ? ]
Toute ressemblance avec des faits ou des personnages existants ou ayant existé ne serait que fortuite ou involontaire.
14:45 Publié dans Personnages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : destin, avenir, justice, tribunal, blog






