15.04.2009

La tour de self-contrôle

Quand s'ouvrent les portes de l'ascenseur
Entrez donc, n'ayez pas peur !
Appuyez sur le bouton situé le plus haut
C'est au sommet que vous trouverez le plus confortable bureau.

C'est là que se décide peut être votre avenir
Que vous pourriez voir votre existence enfin rebondir
Vous avez rendez-vous avec le meilleur gardien
Alors ne le faites pas attendre en vain

Il saura atténuer vos grands malheurs
Soigner vos blessures et calmer vos ardeurs
Vous en repartirez serein et soulagé
Descendrez par les marches d'un pas décidé

Allons entrez, c'est bien votre tour
De bas en haut et même tout autour
A un moment vous avez perdu le contrôle
Subi un de ces échecs qui déboussole

Montez, prenez le ce monte-charge qui retape
Au besoin en chemin faites des étapes
De là haut vous aurez une vue imprenable
Sur un passé sans regrets sans coupable.


tour.jpg

08.04.2009

waterproof

Je me baigne dans le bonheur alors que je ne sais pas nager
Plonge la tête la première dans un océan de plaisirs déchaîné
Coule des jours heureux, par les tumultes des flots, me laisse emporter
Et noie mes peurs dans les courants de chaque nouvelle marée.

Mais lorsque les larmes du ciel martèlent le pavé
Quand soudain le fond se dérobe et je n’ai plus pied,
D’un coup sec je déploie mon grand parapluie
Et je me réfugie dans ma petite bulle de nostalgie.

Je frôle les murs de la ville déserte tant que s’abat l’averse
Sur moi toutes les calamités du monde se déversent
Les eaux sont troubles et je ne vois plus que gouttes
Qui emplissent à ras bord le réservoir de mes doutes

Elle m’avait dit que les orages je devrais les affronter
Prendre conscience qu’il serait temps de me mouiller
Qu’il n’y a rien de plus rafraîchissant dans la vie
Que de courir au devant d’un torrent de pluie

Nul besoin de grimper au dessus des nuages
Pour échapper à cette crainte obsessionnelle du naufrage
Alors j’embarque quelques bonnes doses d’audace
Et me déleste de cette épaisse et lourde carapace

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06.04.2009

Les feuilles mortes

Ce matin un souvenir un peu flou dépassait de la pile,
Un après-midi d’automne alors que je traînais en ville
Les mains dans les poches et les joues gonflées d’insouciance
A la recherche de folles aventures pour pimenter mon enfance

medium_feuille_morte.jpgSous les grands arbres dénudés de la rue de la Paix
Un inconnu avait donné un grand coup de balai
Les feuilles mortes étaient toutes regroupées en un seul tas
Et ça m’a intrigué et ne me demandez pas pourquoi !






Je ne sais pas ce qui m'a pris mais avec la bêtise du blanc bec
J'ai craqué une allumette et l’ai lâché sur l’amas de feuillage sec….
Puis j’ai tourné les talons et ai poursuivi mon chemin fendant la bise
Sans même m’inquiéter de la probable portée de ma sottise.

Mais sur le trajet du retour je n’avais pas la conscience paisible
Il fallait que je retourne sur les lieux de mon forfait combustible
Evidement l’amoncellement n’était plus que cendres fumantes
Et un gendarme s’était improvisé pompier pour raisons évidentes

Un seau d’eau dans chaque main en moi il trouva sans peine son bandit
Au visage trahissait son malaise et dans sa poche la preuve du délit
Il m’a grondé sermonné mais ne m’a pas passé les menottes
Puis il est parti parler aux parents du pyromane en courtes culottes

Ce jour là, j’ai cessé de jouer avec le feu
Parce qu’un gamin averti peut être aussi en vaut deux

07.03.2009

DéRAPage controllé

[ Tentative de rap avant déménagement en banlieue ]

Tchô les keums, Sixty-Pack c'est mon blaze
J'viens d'la lieuban Nord où qu'c'est pô l'extase
J'ai pô pécho d'la haine à cause de tous ces nazes
Mais j'avoue qu'j'ai un poil la r'nommée d'un kamikaze

Quand j'esprime mon malaise avec des phrases
Ca m'empêche de me crasher au fond du vase
Avec mon gang on traîne près du gymnase
Pasqu'y a pô d'taf, on peut pô dire qu'ça gaze

L'aut'jour y a un chelou à qui y manquait une case
Qu'à voulait qu'on tchatche et qu'on s'trouve en phase
Moi j'y dis casse toi bouffon avant que j'técrase
L'avait d'jà l'air d'un tain d'casse-nebur d'sa race à la base
Moi j'aime pô les relous qui ta quiétude te rasent.
Qui t'ripoustent l'existence et qui paraphrasent !

Moi j'ai rin d'mandé à la société d'êt' au chômage...

C'est moi Sixty-Pack et je suis un véritab' balèze
Un jour ou l'aut' j'vais m'faire un max de pèze
J'vais m'extraire du ghetto et me mettre bien à l'aise
Et condamner l'clapet d'ceux qui m'disent des foutaises


[ Illustration : Jeune des banlieues qui se visse la chetron dans le carrelage ]

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22.09.2008

Gelée d'automne

b10bace1382cb0e46be500b7dac5920a.jpg Salut à toi l'internaute,

Je ne vais pas y aller par quatre chemins juste avant que le gel ne les rende trop glissants : Expérience faite, c'est en octobre que les pires dangers existentiels me guettent ! Ces dernières années, c'est précisément ce mois là qui est devenu celui des traditionnelles disputes à l'intérieur du petit couple que je forme avec une super héroïne en nuisette qui, jour après jour, sauve mon lopin de planète en toute discrétion.

Je t'entends déjà me dire que ça me laisse tout de même 11 autres mois de bonheur sous un ciel azur exempt de tout cumulo-nimbus, et crois moi que j'ai pleinement conscience de ma veine. Mais comprends moi, le raccourcissement des jours, le soudain déficit de chaleur solaire, le fastueux dégivrage de pare brise du matin, la mise aux archives des T-shirt colorés et le retour des chaussettes en laine, ça la fout mal dans mon sub-inconscient et ne voilà t'il pas qu'à ce moment précis, quand la première feuille de mon ficus de salon agonise et chute lourdement sur la peau d'ours synthétique, que je dresse le bilan intermédiaire de l'année presque écoulée. C'est là que je décide des mesures d'urgence à prendre ou à laisser avec effet immédiat, pour surmonter les vicissitudes du dernier trimestre.

Pourtant, je déclare que ce millésime sera différent ! Octobre sera un véritable prolongement de l'été et l'harmonie survira coûte que coûte au sein la tribu des bras cassés. Il n'y aura ni fâcheuses méprises, ni mauvaise foi caractérielle émanant de ma part. Le rude climat de ma verte vallée ne survolera pas la courbe instable de mon humeur vagabonde !

Si je te confie tout de cette situation de crise qui m'attend en point de mire, c'est que je vais peut être devoir geler ce blog durant quelques temps pour accorder l'essentiel de mon temps et réserver une grande partie de mon inspiration à fomenter une stratégie implacable pour sauver cet octobre de tous les dangers !

Alors s'il te plaît, ne me tiens pas rigueur de devoir te laisser en plan durant cette épreuve.
Comprends qu'il en va du réchauffement climatique de mon univers !

Allons profite en pour réfléchir à ta propre révolution d'octobre ou si tu ne vois pas d'alternative au vrac de petits délires, vas donc faire une promenade dans les archives en attendant la fin de mon hibernation...

A bientôt !

Amicalement ,
SunOf

26.07.2008

Drame végétal

medium_chene.jpgQuand un garçon BRANCHE une fille en boîte qui ne le laisse pas de mARBRE, même si ses intentions sont vénERABLEs, souvent il se prend une veste SEVEère dans la TRONChe, alors sachant que sur ce coup là il est SCIE il retourne au bar et BOIS pour oublier,comme un pauvre titi mal aimé et ECORCE vif. Il se dit qu'il s'est encore fait prendre pour une PIVE et qu'il n'est pas prêt d'en efFEUILLEr une. Puis il se rassure en se disant que de toute manière au lit elle CIMEulerait, que de toute façon elle n'aurait pas fait long FEU dans sa vie et qu'au fond il préfère GLANDer avec les copains ou lire une œuvre litéraire de RACINE et qu'il est finalement bien mieux tout SAULE. Ensuite c'est les tournées qui s'enCHENE, SAPINte comme trou et ça rentre à pied en titubant sans prendre sa bagnole pour ne pas emboutir un PLATANE ou se prendre une BUCHE et dormir quelques heures avant de se lever pour reprendre son BOULEAU de BUCHERON avec une sacrée gueule de BOIS….

29.06.2008

Le témoin de marbre

Je ne suis pas une de ces gargouilles grimaçantes
Perchée au sommet d'un monument de belle architecture

Je ne suis pas un décoratif dégorgeoir de granit
Surplombant une façade jonchée de médiévales sculptures

Mais de mon perchoir je vous observe depuis quelques siècles
De mes yeux de vieille pierre froide je contemple le spectacle
Il ne faudra point prévoir de ma part une sorte de miracle
Pour vous épauler pour contourner un quelconque obstacle.

Je ne suis qu'une inerte statue taillée dans le roc
Accrochée au-dessous du fronton de l'imposant édifice
Silencieux et immobile vestige d'une autre époque
A qui le temps n'impose que de mineurs sacrifices...

Malgré cela je vous envie vous qui de vos mouvements êtes libres
Vous détenez le pouvoir de ne pas rester impassible ou de marbre,
Vous pouvez agir en changeant le monde qu'on vous délivre
Avant qu'une catastrophe ne finisse par le réduire en cendres...

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24.06.2008

Persona non gratinata

Que personne ne sorte !

Que personne ne bouge !

Quelqu'un ici aurait il apperçu cette grande personne

Une de celles dont personne ne s’est jamais préoccupé

Mais qui semblait n’en vouloir à personne

Et qui déclarait ne rien devoir à personne...

Sachez qu'elle vient d’être déclarée personne disparue !


Il était venu de loin pour s'installer ici mais ne le répétez à personne

C’est moi même et en personne qui je vous le demande expressément


Chez celui que personne ne retenait

Personne ne répond plus désormais

Ce que personne n’avait pu voir venir avant

C’est qu’à son enseigne il n’y ait plus personne

Il faisait du bon pain comme personne.

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21.06.2008

Regards

Ne jamais se mettre à l'abri des regards
Même le tout premier, même le plus indiscret
S'il est échangé sans qu'il se compare
Et que celui sur ce monde se révèle un peu moins abstrait

regards

05.06.2008

Demain un autre sourire...

Une rupture ça peut vraiment te démolir,
Tout s'écroule et c'est si pénible de réagir,
De trouver force et élan pour pouvoir repartir,
Et toute cette confiance en toi à reconquérir...

Avec le temps ton espace se remettra à fleurir,
Le parfum de sa peau s'estompera dans tes souvenirs,
Tu retrouveras peu à peu l'envie de t'amuser et te divertir,
Jusqu'à te sentir prêt à l'éventualité de reconstruire...

Dans ton cœur il y aura de la place libre pour contenir,
Cette personne attirante qui aura aimé te choisir,
Qui occupera soudain tout ton espace sans t'avertir,
Et qui toute la nuit contre ton corps viendra se blottir...

Loin derrière tout ce qui a pu si longtemps t'anéantir,
Et tu bâtiras de tes sentiments un nouvel empire,
Rempli de magie, de rires, de bonheur et de désir,
Et un jardin magnifique qu'il faudra bien entretenir...

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