05.02.2008
Emois d'alors...
Un jour de soleil sur la rive du lac, de mémoire d’enfance je me rappelle
Que pour cinquante centimes j'ai pu contempler les petits seins d'une jouvencelle...
Mais quand le tissu est retombé sur le spectacle, n’ayant plus le moindre sou en poche,
Elle s’est opposée à ce que ma curiosité au plus près d'elle s'approche...
J'ai bien tenté d'aller gagner de quoi satisfaire ma tourmente émotionnelle,
Mais elle ne m'a laissé que ce troublant souvenir d'elle...

Il est seulement probable que cette ravissante Isabelle,
Soit devenue l'incarnation prospère d'une mère maquerelle...
Qu'aujourd'hui pour quelques billets elle vende encore des charmes
Que le souvenir de son premier effeuillage pour la moitié d'un franc la fasse rire aux larmes...
10:35 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strip tease, effeuilleuse, nudité, pudique, premiers émois
11.01.2008
Super zéro pointé
00:21 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : super héros, cancre, balèzeman, superman, batman, spiderman, mégaloman
18.12.2007
Les quatre petits cochons
Il était une fois quatre petits cochons qui vivaient encore chez leur mère dans un deux pièces cuisine d’un HLM.
Un jour, La maman appela ses quatre fils et leur dit qu'elle ne pouvait plus subvenir à leurs besoins parce qu'elle était proche de la banqueroute.
- Il est temps que vous quittassiez le nid familial et que vous viviez sous votre propre toit, proclama t’-elle la gorge nouée par l’émotion, mais prenez garde à ce que votre masure soit robuste pour que le grand méchant loup ne puisse y entrer et vous manger tous crus!
La maman embrassa ses quatre rejetons et leur dit au revoir, une larmichette à l’œil.
Les quatre s'en allèrent quérir quelques terrains à bâtir et voir quelques architectes.
Le premier cochon se rendit bien vite à l’évidence qu’il n’avait pas le moindre sou en poche, alors il installa son matelas dans un squat insalubre du centre ville en attendant des jours meilleurs.
Le second cochon rencontra un banquier qui ne lui accorda qu’un petit crédit à la consommation, une somme à peine suffisante pour louer une parcelle pour la saison dans un camping et acheter une tente canadienne et quelques sardines.
Le troisième cochon qui avait été plus économe, cassa sa tirelire et avec ses fonds propres pût acheter quelques mètres carrés d’un vague terrain en friche et une vieille caravane toute rouillée.
Le quatrième cochon investit le revenu non déclaré de ses divers trafics dans un terrain viabilisé de la zone résidentielle en bordure de mer et y construisit une splendide villa ceinte d'une clôture.
A la tombée de la nuit, les quatre cochons rentraient joyeusement chez eux après un apéro chez un pote quand le loup les aperçut.
Comme ils doivent être tendres! Se pourlécha-t-il les babines. Mais lequel vais-je manger en premier? Il les suivit discrètement pour en savoir plus.
Arrivés au squat, la bande se sépara du premier petit cochon. En passant devant le camping, le deuxième petit cochon prit congé de ses frères pour aller rejoindre son sac de couchage.
Plus loin, le troisième petit cochon ouvrit la portière grinçante de sa vieille caravane et le quatrième petit cochon remonta dans sa limousine avec chauffeur qui l’attendait de l’autre côté de la rue.
Le grand méchant loup retourna vers le squat et souffla si fort sur les murs fragiles de la vieille ruine qu’elle s’effondra. Puis plus loin, la tente de camping du deuxième petit cochon s’envola et la caravane du troisième larron s’écroula comme un château de cartes par la puissante exhalaison du grand méchant loup. Les trois petits cochons délogés de leurs abris de fortune, eurent tout juste le temps de s’enfuir avant que le loup ne les attrape, en courant à toutes pattes pour se réfugier dans la villa de leur frère . Le loup tenta de souffler à pleins poumons sur la grille en fer forgé de la propriété du quatrième petit cochon.
Mais rien n'y fit, la clôture était solide, à l’épreuve des pires cyclones. Il essaya bien à l’aide d’une grande échelle de s’introduire dans le domaine, mais le système d’alarme s’enclencha et les agents de sécurité d’une patrouille de vigiles le maîtrisèrent à l’aide d’un paralyseur électrique et l’arrêtèrent en flagrant délit d’intrusion dans une propriété privée.
Depuis ce jour là, le grand méchant loup croupit au fond d’une geôle avec pour seule nourriture quelque croûton de pain sec et une jarre d’eau tiède.
Et les quatre petits cochons ont tous fait fortune dans l’immobilier.
22:49 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : légende contemporaine, conte moderne, histoire cochonne, copains comme cochon, du lard ou du cochon, cochon qui s'en dédit
25.10.2007
Grandiose et fortiche
- Dis papa ça fait comment d'être un grand ?
- Tu vois mon fils, à vingt ans, tu seras le plus grand, le plus beau, le plus intelligent et le plus fort du monde. Tu auras mangé beaucoup de soupe et d'épinards, aura été le plus studieux à l'école, auras appris la bienséance, la politesse, la tolérance, la patience, la modération, la curiosité, la maîtrise de tes pulsions et auras pleine conscience des manifestations de tous tes sens. Tu t'intéresseras aux autres et à la nature, seras juste, sympatique, agréable, facile à vivre, dynamique, sauras contrôler tes excès potentiels, te remettre en question et seras doté d'un grand sens l'humour et de l'auto-dérision. Tu iras à l'université et au fitness, t'habilleras avec goût, soigneras ta peau et ta coiffure, te cultiveras de litérature et d'art, sauras parler au femmes, les séduire avec finesse, romantisme et audace...
- Ah ouaiiiiis je me réjouis d'être grand alors papa. Mais pourquoi je devrai aussi être le plus fort de tout le monde entier aussi ?
- Ben pour mieux impressionner et éventuellement pouvoir casser la gueule aux jaloux qui n'auront pas eu ta chance d'être devenus eux-aussi à la fois les plus grands, les plus beaux les plus intelligents et les plus forts....
22:35 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 20 ans, grandir, évoluer, maturité, études, adulte
02.09.2007
Story bored
23:50 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : no-life, dépendance, passion, informatique, storyboard, blog
23.08.2007
Sabotage ingrat
A ce qu'on appelle parfois l'âge ingrat,
Benoît se sentait flotter dans son corps d'adulte.
Il portait encore son insouciance à bout de bras,
Refusant qu'au delà de l'enfance on le catapulte !
Il n'en voulait pas vraiment de cette grande taille,
Celle qui donne le signal de s'aligner dans le rang.
Etre de ceux qui doivent quotidiennement livrer bataille,
Dans les limites imposées par les modèles de comportement.
Voilà qu'on le freine, lui signale que ce n'est plus de son âge,
Et qu'à l'avenir on ne tolèrera plus ses enfantillages !
Alors il est prêt à commettre n'importe quel sabotage,
Pour qu'on ne lui retire jamais son âme d'enfant pas sage...
23:29 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adolescent, rebelle, émancipation, jeunesse éternelle, blog
03.07.2007
mi fugue mi raisons
Chers parants,
Je suis partis à la daicouverte de se vaste monde !
Cette equsistence d'aicolié ne me convenais plut.
De toute maniaire je croit que je ne seré jamé maidecin, ni mème avauqua ou banquié comme vous semblé télemant le daisiré.
Et comme je ne sui pa un fisse à papa, je doit chairché ma praupre voix.
J'ai casser ma tirelire de frique et enporter quelkes affères pour teunir les preumiaires semènes jusqu'a se que je trouves un jaube de taisteur de jeux vidéo ou de daigustateur de glasses.
Surtout ne vous inkiété pas et ne praivené pas la paulice.
Je suis daisolé de vous fère de la paine mais mintenan je suis grant et vous ne semblé pas vouloire le remarké.
Je vous donne dé niouzes dé que j'oré aquonpli ma raiussite.
Bizzz et a plusse !
Julien
PS : Vous trouveré mon buletain de nautes a signé sous mon oréyer.

23:46 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : échec scolaire, langue française, préadolescence, destin, djeun
31.05.2007
Les feuilles mortes
Ce matin un souvenir un peu flou dépassait de la pile,
Un après-midi d’automne alors que je traînais en ville
Les mains dans les poches et les joues gonflées d’insouciance
A la recherche de folles aventures pour pimenter mon enfance
Sous les grands arbres dénudés de la rue de la Paix
Un inconnu avait donné un grand coup de balai
Les feuilles mortes étaient toutes regroupées en un seul tas
Et ça m’a intrigué et ne me demandez pas pourquoi !
Je ne sais pas ce qui m'a pris mais avec la bêtise du blanc bec
J'ai craqué une allumette et l’ai lâché sur l’amas de feuillage sec….
Puis j’ai tourné les talons et ai poursuivi mon chemin fendant la bise
Sans même m’inquiéter de la probable portée de ma sottise.
Mais sur le trajet du retour je n’avais pas la conscience paisible
Il fallait que je retourne sur les lieux de mon forfait combustible
Evidement l’amoncellement n’était plus que cendres fumantes
Et un gendarme s’était improvisé pompier pour raisons évidentes
Un seau d’eau dans chaque main en moi il trouva sans peine son bandit
Au visage trahissait son malaise et dans sa poche la preuve du délit
Il m’a grondé sermonné mais ne m’a pas passé les menottes
Puis il est parti parler aux parents du pyromane en courtes culottes
Ce jour là, j’ai cessé de jouer avec le feu
Parce qu’un gamin averti peut être aussi en vaut deux
21:40 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bêtise, crime parfait, enquête, fait divers, blog
04.05.2007
La maladie du "i"
Il était une fois une maman qui, au petit matin, s'en alla réveiller sa petite Zoé dans sa chambre.
Cette dernière les yeux encore mi-clos et le visage grave se mit à se plaindre d'affreux maux de gorge :
- Maman j'ai très très mal là quand je dis "iiiiiiii" ! Je ne peux pas me rendre en classe aujourd'hui !
- Ah bon ? Et tu souffres aussi quand tu dis "ooooooooo" ?
- Oooooo ! Non là je n'ai pas mal du tout...
- Et quand tu fais "aaaaaaaa" ?
- Aaaaaa ! Là non plus, ça n'est vraiment que les "i"...
- Bon alors ma chérie, tu as juste un petit malaise passager t'empêchant d'émettre des sons aigus.
Il va tout de même falloir aller en cours et simplement faire en sorte d'éviter de prononcer des "i"...
Faisons donc un essai : Remplace les "i" par une autre voyelle comme "a" "e" ou "u" dans tous les mots que tu prononceras. Commençons avec le prénom de ton frère Patrick par exemple...
- Patrack !
- Bien et maintenant exprimes d'autres mots comme billet, cabine, figurine ?
- Ballet, cabane, fugurune... Ouah maman, trop cool, ça marche ton truc !
- Bien et maintenant avale cette petite gélule homéopathique, c'est fabriqué spécialement pour guérir le syndrome du "i"...
La petite Zoé engloutit le cachet, s'habille et bien décidée à surmonter ce léger handicap, s'en va avec le sourire sur le chemin des écoliers...
A l'heure du déjeuner quand elle rentre chez elle, visiblement ravie, elle déclare à sa mère :
- Mam's ton médicament pour les "i", il a marché ! Je suis guériiiiiiiie !Mais dis moi, tu as dans ta pharmacie des pilules pour soigner toutes les lettres de l'alphabet ???
- Bien sûr ma chérie ! Tu vois dans cette petite boîte blanche là, eh bien il y a un mélange pour toutes les lettres... Et moi ce matin, je t'en ai sélectionné et donné une qui soigne uniquement les troubles des "i" ...
09:03 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maladie infantile, petits délires en vrac, mots d'enfant, parent, dialogue
30.03.2007
Grisaille et fines herbes
Faudrait te calmer un peu et savoir ce que tu veux Jérémie !
Tu ne peux pas avoir le beurre et l'argent du beurre dans les épinards !
C'est chaque chose en son temps qui s'écoule par un mince filet et chaque chose à sa place bien dissimulée dans le tiroir en désordre de la commode bancale.
C'est entendu, à ton âge tout se bouscule et tu te sens déjà parfaitement enclin à bondir fougueusement dans le vide pour survoler de tes propres ailes, ta vie rêvée avec, bien emballé dans ton baluchon, la belle insouciance et l'énergie
remuante de ton adolescence. Pour toi nous sommes devenus des obstacles qui entravent trop de libertés, des donneurs d'ordres à constante autoritaire, des despotes se nourrissant de marques d'obéissance et de respect, des empêcheurs de tourner en rond à l'intérieur du cercle familial, des hautes digues barrant les flots de tes désirs effrénés de découverte...
Au moindre conflit, tu cours te réfugier au fond du verger pour méditer, t'asseoir sur l'herbe courte et t'adosser les bras croisés contre le tronc de ton arbre. Sur ton faciès est alors sculpté l'expression grave du rebelle qui vient de perdre une bataille contre l'ordre établi, le conseil suprême de la prétendue sagesse des grands.
Ca sent l'averse. De lourds nuages noirs et immobiles s'attardent, prêts à se déverser sur tes épaules.
Mais c'est décidé, tu ne t'abriteras pas. Tu verseras discrètement quelques larmes d'impuissance quand le ciel t'en indiquera par un premier impact, l'instant opportun.
Et ça te fera une fois de plus, un bien fou en attendant avec impatience le jour où on te décernera enfin, le droit d'être aussi, un affranchi de l'enfance, et que tu seras unanimement considéré comme personne adulte, émancipé de réussites, paré de tes propres garde-fous pour t'inscrire en solo dans la suite de la longue et si passionnante aventure...
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06:00 Publié dans Enfantillages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adolescence, obéissance, respect, parents, famille










