30.10.2009

Espace grossier, planète convenable

- Tu vas où et tu fais quoi ce week-end ?

- Je pars le plus loin possible, j’ai besoin d’espace ! Quelque part où aucun être humain ne risque de venir me casser les … « pieds » !

- Tu veux dire que tu vas aller t’isoler, à l’écart de toute créature mortelle au beau milieu d’un lointain désert ?

- Oui c’est bien cela, parce qu’après une semaine « surchargée de crotte » telle que celle qui vient de s’écouler, moi les « troufignards » sur guiboles, j’en ai ras le « récipient », plein le « fessier » !

- Un programme étrange mais toutefois fort intéressant ! Un week-end en reclus loin de toute civilisation, pourquoi pas ! Et que vas-tu faire en tout premier, une fois arrivé sur place ?

- Mon plan est le suivant : D’abord le voyage, puis son but :
Je m’éloigne aussi loin que possible de toute « andouille » qui pourrait avoir l’idée de me coller au « postérieur », pour passer le plus clair de son temps à tuer, à me poser des « tapineuses » de questions à la « niaise » et qui de toute manière de chacune de mes réponses, s’en bat allégrement les « bourses » ! 
Puis à mon arrivée dans le havre de paix, je commence par décompresser en criant à très haute voix chaque ligne d’une longue liste de gros mots que j’ai dans ma poche et que mon self-control hebdomadaire sera parvenu à retenir d'exprimer clairement en public jusque-là !

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27.10.2009

La reproduction en captivité des grands séducteurs

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23.10.2009

Madame, je vais sauver votre couple !

Chère Madame,

Sachez que l’heure du retour du mâle, celui qui s’affiche tel qu’il est là dedans, insaisissable, puissant, viril, sauvage et hirsute a sonné !
Les princes charmants au rebut ! C’est le grand retour du manant disgracieux sur son sombre et boiteux destrier !

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Nous accrocherons au vestiaire ces comportements de fiottes mielleuses et ces attitudes de Casanova d’opérette qui ne durent qu’un temps !
Le glas a sonné pour ces pseudos souverains de pacotille et autres glamoureuses majestés translucides !

De toute manière ne vous méprenez plus : Ce siècle sera celui ou l’illusion du plaisant bellâtre chevauchant son pur-sang immaculé n’aura plus lieu d’être !

Et vous Madame au moins, avec cette révolution, vous renforcerez votre certitude naturelle d'avoir eu beaucoup de chance d’encore juste pouvoir en désarçonner un rare spécimen !

On le sait tous par cœur, même quand on n’en possède pas un exemplaire palpitant sur la main :
Le vernis qui recouvre le vrai visage du prince charmant finit par se craqueler de lui-même sous la clarté de son intime et meilleur jour.

Ensuite, c’est la descente jusque dans la nécropole de Lucifer : Le princier étalon choisi est redescendu de selle depuis belle lurette, et se transforme en dictateur féroce ou se métamorphose en altesse de la mauvaise foi furibonde.

Rien n’y fait, c’est ainsi ! On assistera alors sans réagir à l’implosion d’un bellissime mythe antique, à l’effondrement des ornements raffinés d’une façade lézardée, à l’inexorable agonie d’une ignoble mascarade.

Place aux ruissellements de gluantes hypocrisies, aux feux croisés de laisser-aller et aux manifestations d’un égoïsme frénétique:
Le vrai visage de l’homme moderne qui a perdu en route le masque de ses tartuffes outils de séduction !

Mais pourquoi Madame, ne vous contenteriez vous pas de choisir dès le départ et en connaissance de cause, le basique roturier sans bourrin à faire caracoler, mal fagoté et gominé à la graisse de poisson?

Si votre « pour le meilleur » est au départ déjà plus proche de votre acceptable « pire », alors votre repère « et pour le pire » se décalera d’autant vers le bas et en deviendrait presque abyssal !



Mais, redevenons plus sérieux deux secondes, Madame. Je vous avais annoncé plus haut que je sauverais votre couple.

Alors séchez vos larmes ! Un peu de fiction catastrophiste n’a jamais fait de mal à un cafard…!

Tout cela ne vous arrivera pas à vous !!!

Devinez-vous Madame maintenant, ou je veux en venir ?

Votre couple à vous lui, n’en est pas arrivé là ! Votre homme des bois à vous, même s’il n’est pas tout à fait du meilleur tonneau, il vaut bien mieux que ça ! Vous réalisez votre chance ?

L’intéressé est certes aussi un peu bourru, pantouflard, bourré d’habitudes déplaisantes et agaçantes.
Il est un toxicomane de la télécommande, et vous confond tour à tour, selon les jours, avec une pièce de mobilier ou un robot ménager.
Et parfois, il se montre soudain plus tendre et plus causant le samedi soir...

Et puis quand même, s’il n’est peut-être plus le prince d’antan, quand il rentre le soir, il aime se faire servir comme un roi. Et un roi en lieu et en place d'un prince, c’est très bien aussi non ?

Allons ressaisissez-vous Madame ! Vous n’allez tout de même pas larguer ce type là, juste parce qu’il a quelques tout petits défauts qu’il a fallu des années à décrypter et à apprendre à surmonter ! 

Voilà Madame, maintenant n'avez plus qu'à trouver la bonne recette pour réveiller le prince qui someille en lui...

22.10.2009

La visite d'un fournisseur

Il y a des rumeurs qui disent que le nombre de familles nombreuses augmenterait à nouveau...

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20.10.2009

L’attaque des spermatozoïdes géants

Je le sais bien, que ce n’est pas beau de se moquer des honnêtes gens, que la robe ne fait pas la religieuse et tout le tintouin…
Ce qui suit est une terrible moquerie, je m’en excuse platement !

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J’irai jusqu’à déclarer que je fermerais allégrement les yeux sur une broche en forme de vigousse petite graine, que je saurais faire mine de ne pas relever le pendentif imitant à merveille l’aspect d'un jeune têtard en chaleur, mais là, cette profusion de spermatozoïdes prêts à bondir sur le premier ovule qui passerait, ça m’a tout de même quelque peu fasciné!

L’autre jour, j’ai passé la moitié de la journée à parader en public, le pull-over clairement à rebours. Non pas que je voulais en aérer les coutures, que nenni, il ne s’agissait à la base que d’une malencontreuse erreur de manipulation matinale. Puis plus de quatre bonnes heures passées à ainsi honteusement plastronner, presque à l’instar du bon roi Dagobert, jusqu’à ce que quelqu’un aie enfin pitié de mon look débraillé et me glisse un message d’alerte à l’oreille.

Alors qui dira un beau jour à la dame, que sa robe évoque fidèlement une attaque massive de spermatozoïdes sur l’ensemble de la galaxie ?

15.10.2009

Trafalgar traffic

Salut à toi visiteur !

Aujourd'hui, inauguration en grandes sandalettes d'une nouvelle catégorie : Partages

Ce sera la galerie photo de ce blog. J'y glisserai de temps en temps le résultat de l'un de mes petits coups de déclencheur.

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13.10.2009

La promenade des vieux jours

 

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-          Dis mon poussiéreux crapouillot d’amour. On pourrait sortir se promener un peu ? C’est dimanche et il fait beau…

 

-          Mais ma biche en nougat, regarde dehors, il pleut comme vache qui pisse de beau matin.

 

-          Ho l’antique pachyderme que voilà ! Tu me dis ça parce que tu ne veux pas décoller ton gros cul du canapé !

 

-          Ecoute ma grosse limace engourdie, si tu ne distingues plus les gouttes de la pluie, c’est qu’il te faut des lorgnettes grand angle !

 

-          Je vois suffisamment bien pour pouvoir contempler toute la splendeur de ta mauvaise foi, vétuste vestige d’athlète !

 

-          Mais tu devrais y aller toute seule ma cocotte amphibie, faire cette excursion sous ce déluge, et moi je resterai là, prêt à appeler les secours et la police fluviale...

 

-          Je crois que je vais renoncer, car j’ai bien trop peur, mon cher prince charmant périmé, que tu ne puisses pas trouver la force nécessaire pour parcourir les six mètres qui te séparent du combiné !

 

-          Ah enfin mon ensorceleuse défraîchie, tu entends mon appel à la prudence, et te résignes à ne pas aller braver cataclysme et inondation ! Voilà une attitude sage et honorable !

 

-          Oui finalement je vais rester au sec au pied de l’imposant mur étanche de ta perfidie, mon bigleux fossile. Mais je t'avoue que par le passé, je t’ai connu plus sensible au plus petit des rayons de soleil.

 

-          Je te suis reconnaissant de ne pas me laisser seul ma dinde antédiluvienne. Tiens, pendant que tu te sens animée par cette prodigieuse activité, tu ne pourrais pas aller me chercher une bière fraîche dans le réfrigérateur ?

 

 

 

08.10.2009

Le tout dernier horoscope discutable

 

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Capricorne

Cette semaine, pas vraiment de quoi devenir chèvre. Mais dans le cas d’une déconvenue imprévue,  qui n’aurait pas été pronostiquée dans cet horoscope, surtout n’en faites pas tout un fromage.

 

belier-09.gifBélier :

Cette semaine vous êtes dans le coup (de bélier). Vous allez ouvrir des portes. Les enfoncer même, si cela s’avèrera nécessaire. Vous allez vous démarquer du commun des mortels en refusant d’abaisser la poignée. Pour ne pas avoir l’air d’être un mouton comme tous les autres.



lion-07.gifLion

Mardi après la sieste, vous aurez un coup de cœur (de lion) en vous rapprochant d’une magnifique gazelle.

C’est comme un lion en cage que vous tournerez en rond, avant de vous décider enfin à faire le grand saut à travers le cercle de feu pour mieux la séduire.

 

taureau.gifTaureau

En fin de semaine, vous verrez rouge parce qu’on vous aura fait une grosse vacherie. Ensuite la période serait particulièrement favorable aux amourettes.

 

 

vierge.gifVierge

Durant la quinzaine à venir,  les astres sont tous d’accord pour dire que vous allez encore être considérablement effarouché(e).

Vous jouerez encore les petites Saintes (vierges). Cependant sachez que personne n’est dupe : C'est certain, un jour vous aussi, vous passerez à la casserole.

 

 

balance-9.gifBalance :

Vous avez tout juste quatre jours pour peser le pour et le contre et prendre une décision urgente et de première importance.

Alors pesez surtout le contre ! Mais sans pour autant oublier le pour.

 

Libérez-vous d’un poids qui pèse sur vos épaules et sur votre estime aux alentours de jeudi vers treize heures.

 



gemeaux-03.gifGémeaux :

Demain un sosie pourrait vous traiter de moins que rien. Vous lui répondrez que vous n’êtes pas son miroir, même si vous êtes toujours très poli. 

 

 

 

cancer.gifCancer :

Pas de chance vieux crabe, cette semaine vous attraperez un gros rhume. Même si vous êtes un peu douillet, rappelez-vous quand même qu’il existe des pathologies nettement plus graves que celle là alors n’en faites pas un drame national.

 

 

 

scorpion-6.gifScorpion :

Il va y avoir du piquant dans votre morne existence dès jeudi. Alors à partir de lundi inclus, profitez de vous mettre à l’aise au frais sous une grosse pierre.

 

 

 




poissons.gifPoissons :

Vous avez la pêche. Et vous gardez les nageoires pelviennes dans la vase. (Les pieds sur terre) Malgré cela, vous avez l’impression de tourner en rond dans un bocal ? Alors dès aujourd'hui essayez de faire des huit pour pimenter votre quotidien.

 

 

sagittaire-06.gifSagittaire :

Dès lundi matin à la première heure, vous sauterez par-dessus tous les obstacles, si vous n’y allez pas avec vos gros sabots.

Et à partir de jeudi, vous resterez bien à cheval sur certains principes

Rassurez-vous : Il vous restera plusieurs cordes à votre arc pour traverser le restant de la semaine sans casser du bois et comme une flèche.

 

 

 

verseau-07.gifVerseau :

Vendredi, vous aurez à subir une situation renversante et votre liquide céphalo-rachidien sera porté à ébullition. En fin de journée, vous vous sentirez entre deux eaux, et parfois même un peu rouillé.

Et si vous cessiez, jusqu’à la parution du prochain horoscope, de sans cesse mettre de l’eau dans votre vin ?

 

06.10.2009

Bibi et le Temple Maudit

 

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Je ne sais pas vous, mais Bibi lui, il se trompe toujours de file d’attente !

Souvent même, la file d'attente se raccourcit, mais Bibi reste quand même en toute dernière position, signe évident qu’un mauvais critère s’est subrepticement glissé dans sa sélection.

Au supermarché par exemple, le temple sacré de la consommation effrénée, Bibi, lorsqu’il s’agit de troquer le contenu de son chariot contre une liasse de biffetons, il croit que la file d’attente la plus courte sera forcément toujours le meilleur des choix possibles ! En outre, c’est la colonne qui se fait raccourcir par la plus jolie caissière, toute en sourire, ses yeux de biche surplombés d’une abondante chevelure dorée à la feuille. A en juger par la frénétique salve de bips émise par son équipement, le tour de Bibi de régler sa liste de produits glanés en surface de vente ne se fera pas attendre des plombes cette fois-ci. Qu’il fait bon poireauter en abrégé, s’offrir une courte pause délicieusement éphémère, Qu’il fait bon à côté du tapis roulant de l’élue, l’attirante et performante virtuose du scanner…

C’est que l’intendante du cortège de droite là, celle qui tire une tronche à trente six angles, comme si elle n’était pas heureuse de voir passer du beau monde sans avoir à se déplacer, elle semble  cruellement manquer de la dose de motivation comparable à celle de l’alerte juvénile à la crinière de blé mûr ! Analyse rapide de la situation et conclusion : Promptitude de traitement réduite car manque de concentration, donc attente démesurée du roi client, risque accru de nerfs royaux mis en pelote.

Et que dire de la trésorière du défilé de gauche, elle en a pour au moins une semaine là: Elle perd un temps précieux à produire les plus atroces grimaces et à adresser les plus agaçants clins d’œil à l’attention des trois remuants marmousets de la dame à la robe à volants. (Celle dont le caddie est encore plein comme un œuf à cause du manque d’espace encore disponible sur le tapis) De plus la distraite caissière, elle papote encore sporadiquement avec le gentil retraité, dont la lenteur de saisie des articles (ceux qui depuis belle lurette ont été traités et comptabilisés) est comparable à celle d’un automate de la toute première génération, c'est-à-dire de l’époque des balbutiements de la robotique, disons estampillé du timbre de la même année de production que le vioque lui-même.

Alors Bibi, une fois la marchandise empilée sur le convoyeur, code à barres alignés face vers le bas et parallèlement au sens de marche afin de grappiller des millisecondes de productivité, il n’a rien d’autre à faire pour tromper son impatience que de comparer d’un œil à intervalles réguliers, sa position par rapport aux concurrents des points de paiement voisins. Du coin de l’autre œil, Bibi surveille la performance de sa blonde championne et celle, diabolique de précision, du rayon rouge qui pourlèche et décode inlassablement les alignements de petites barrettes noires… Dans son esprit, avec la puissance d’émission maximale, il encourage télépathiquement la dextérité de celle dont dépendent sa progression et la réussite de son pari.

Soudain, c’est la fatalité qui claque de plein fouet ! Au moment de comptabiliser un sachet, une étourdie, là devant dans la file rigoureusement sélectionnée par lui, a stupidement oublié de peser ses trois cents vingt cinq grammes de chou-fleur bio ! Pas trace de la moindre étiquette autocollante de prix et de code d’accès sur l’emballage incriminé ! Elle devra immédiatement s’en retourner faire la queue en magasin, devant la balance à légumes en bloquant tout le processus d’encaissement et toute la procession! C’est la défaillance du système : Un bouchon s’est formé !

 Et pendant ce temps là, cette file de gauche qui fond plus vite que la motte de beurre dans une poêle à frire chauffée à feu vif.

Sept minutes plus tard, c’est cet hurluberlu qui accuse visiblement un fort arriéré technologique, qui doit enficher quatorze fois sa carte de crédit dans le lecteur, jusqu’à ce que son orientation soit correcte, son code secret et son paiement finalement acceptés par l’installation qu’il taxe au passage avec une mauvaise foi indiscutable de pseudo miracle de l’informatique.

 

Et cette file de droite qui gagne du terrain ! Et Bibi qui, selon son premier choix, aurait à ce moment là, dû se trouver juste là, à côté, entre la dame à grosses lunettes et le vieux loubard à la queue de cheval poisseuse. Dans une vie parallèle, celle où la malheureuse erreur d’aiguillage de jugeote n’aurait pas eu lieu, Bibi serait en ce moment à une épaisseur moyenne d’humain du portique d’arrivée, la main prête à dégainer le portefeuille !

 Pauvre Bibi ! Ca n’avance pas ! Et ne voilà t’il pas que bien après leurs passages respectifs en caisse, ceux là même qui ont profité de sa malédiction pour le distancer par la voie de droite et par l’artère de gauche, pour bien enfoncer la punaise dans la viande, ils consomment avec une audace sans nom, leur précieux temps gagné en se rencontrant par hasard et en discutant de la pluie et du beau temps… Ceci bien sûr, sans omettre de gêner la fluidité du trafic de cohue, et en affichant ces sourires victorieux sur leurs faciès !

 Ca ne peut plus continuer de cette façon! Une chose est certaine : Il va falloir conjurer le mauvais sort de la file d’attente maudite !

A sa prochaine visite dans le grand temple de la consommation, Bibi choisira la caisse rapide réservée aux clients porteurs au maximum de huit articles.

S’il faut renoncer en partie à s’alimenter pour mieux gagner, alors Bibi mangera moins !

Et comme ça, il gagnera la course au moins une fois dans sa carrière de pilote de chariot de courses…

 

 

02.10.2009

Le ptéro-tactile

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Le ptéro-tactile était un reptile volant qui se la pétait grave avec un phone portable 3G multimédia à écran tactile. Son budget important lui permettait en outre d'être abonné à un réseau de téléphonie mobile avec accès internet illimité. ( n.d.l.r : La classe quoi ! )

Il vivait sur Terre il y a 70 millions d'années bien sonnées. D'une envergure de 9 mètres, il se déplaçait surtout en volant, en écoutant de la musique au format MP3, lors de la pêche au dessus des océans ou pour se rendre à l’un des nombreux rendez-vous répertoriés dans son agenda électronique.

Il se dirigeait avec l'aide d'une application native de navigateur GPS conjointement avec la fonction de boussole numérique. Il pouvait être joint facilement et sur n'importe quel réseau, grâce à un amplificateur d'antenne acheté en option. Cet accessoire profilé pouvait être choisi parmi les 18 couleurs à la mode disponibles de la collection d’automne-hiver. Le plus souvent il portait cet accessoire discrètement, en prolongement de son front volontaire au sommet de son crâne. 

Comme ce prédateur n'avait pas de dents, il avalait ses proies entières après avoir filmé leur capture.

En outre, il pouvait se photographier en pleine frime à côté de ses trophées de chasse en supra-haute résolution sans même se soucier d’ajuster la netteté grâce à l’autofocus.

Avec ses 8 Giga Octets de mémoire vive sous les griffes, il n’avait donc aucune excuse valable d’oublier de prévenir sa ptéro-conjointe par SMS ou par eMail de son retard pour le dîner en ptéro-amoureux.

Il semblerait que tout comme son cousin le ptéranodon, cette espèce se serait subitement éteinte à cause des fréquences d’utilisations abusives, les effets néfastes de la puissance de rayonnement électromagnétique émis par ces appareils n’ayant à l’époque pas pu être suffisamment testés en laboratoire. ( n.d.l.r : En outre, pour compliquer les choses, à l’époque, la souris de laboratoire n’avait pas encore été inventée )

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