13.10.2009
La promenade des vieux jours
- Dis mon poussiéreux crapouillot d’amour. On pourrait sortir se promener un peu ? C’est dimanche et il fait beau…
- Mais ma biche en nougat, regarde dehors, il pleut comme vache qui pisse de beau matin.
- Ho l’antique pachyderme que voilà ! Tu me dis ça parce que tu ne veux pas décoller ton gros cul du canapé !
- Ecoute ma grosse limace engourdie, si tu ne distingues plus les gouttes de la pluie, c’est qu’il te faut des lorgnettes grand angle !
- Je vois suffisamment bien pour pouvoir contempler toute la splendeur de ta mauvaise foi, vétuste vestige d’athlète !
- Mais tu devrais y aller toute seule ma cocotte amphibie, faire cette excursion sous ce déluge, et moi je resterai là, prêt à appeler les secours et la police fluviale...
- Je crois que je vais renoncer, car j’ai bien trop peur, mon cher prince charmant périmé, que tu ne puisses pas trouver la force nécessaire pour parcourir les six mètres qui te séparent du combiné !
- Ah enfin mon ensorceleuse défraîchie, tu entends mon appel à la prudence, et te résignes à ne pas aller braver cataclysme et inondation ! Voilà une attitude sage et honorable !
- Oui finalement je vais rester au sec au pied de l’imposant mur étanche de ta perfidie, mon bigleux fossile. Mais je t'avoue que par le passé, je t’ai connu plus sensible au plus petit des rayons de soleil.
- Je te suis reconnaissant de ne pas me laisser seul ma dinde antédiluvienne. Tiens, pendant que tu te sens animée par cette prodigieuse activité, tu ne pourrais pas aller me chercher une bière fraîche dans le réfrigérateur ?
10:54 Publié dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vive la retraite, promenade dominicale, maison de retraite, rentier








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