26.04.2009

Coupe le gâteau !

couple qui marche.jpg

25.04.2009

Une tournée de ridicule

Pourrait-t-on un jour cesser de tourner en rond ?

Oh que ouiche ! On pourra toujours également à choix, tourner en bourrique, tourner casaque, tourner en ridicule, tourner en eau de boudin, tourner au ralenti.

Vous le voyez bien, Il y a bien assez de naturels empêcheurs de tourner rond : Les bourriques, les casaques, les ridicules, les eaux de boudin, et ce, ceux ou celles qui nous retiennent d’aller plus vite que la musique ou de tourner plus vite qu’au ralenti !

Lorsque quelque chose ne tourne pas rond, donc que la ligne de circonférence du cercle est déformée, un peu comme une trop éclatante vérité, à cause du coin d’une certitude bien carrée qui dépasse tout, il faut parfois savoir, au besoin, passer son tour et attendre que la roue se remette à tourner, par la force de l’eau qui coule sous les ponts, même de ceux qui ont du être coupés.

On mettra fin à notre tour de manège et on attendra le temps qu’il faut pour que se soit envolée la désagréable sensation de tournis, et puis, on repartira pour un tour en dessinant des ronds dans l’eau.

L’autre jour, alors que je tournais en rond au fond de mon bocal, je me suis dit qu’une page ne s’était pas encore tournée, même si j’en avais largement fait le tour. J’avais beau tout retourner et dans tout les sens, y compris ma veste, quand s’en est présentée l’opportunité.

Alors pour que ça tourne rond mais pas en rond, il va falloir d’abord que je me recentre tout autour de mon axe principal et que j’arrondisse les coins de mes idées bien arrêtées. C’est alors qu’avec un peu d’élan je pourrai repartir en tournée. Suivre le chemin tracé et toutes ses courbes. Me sentir comme un poisson dans l’eau, à chacun mon tour.

Allez c’est décidé, encore un petit tour, peut-être même le dernier.
Et pour fêter dignement le tour que prennent les choses, je déclare que la prochaine tournée, elle sera pour moi !

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22.04.2009

Reprise en mains

prise secteur.jpg




J’ai du mettre un doigt dans l’engrenage
Celui là même que je pointais sur toi alors
Puis deux autres dans une prise de conscience
Malheur à celui à court d’idées qui s’enfichera !

Par manque de doigté manifeste
Je suis passé à deux doigts d’une catastrophe
N’étant plus capable de les compter
Sur les dix doigts de mes bras de fer


J’ai beau dire être vacciné et majeur
Equipé pour avancer les doigts dans le nez
Un simple claquement de doigts ne suffira plus !
Maintenant je me gratte la tête et je dis pouce
Pour pouvoir cesser de devoir mettre des gants
Je claque la porte à bout de bras !


Et avant que totalement je ne me paume
Je vais devoir un temps me mettre à l’index
Eviter de mettre le doigt où ça fait mal.


19.04.2009

L'as des carreaux

glacon.jpgMon fils est un voyou.

L’hiver passé, oui, celui là même qui fût particulièrement rigoureux, avec un camarade de son âge, ils ont, semble t’il, voulu dégommer des stalactites de glace suspendus aux chenaux d’une maison avec des boules de neige. Leur manque d’entraînement et donc de précision dans leurs tentatives de lancer, combinés avec la faute à pas de chance, ont donc fracassé des carreaux des fenêtres de ladite masure. Oh les vilains garnements que voilà ! Au pilori sur la grand place et privés de dessert, et fissa !

J’habite encore le même village, celui de mon enfance. Et n’étant pas le seul villageois n’ayant pu dénicher en lui une passion nomade définitive ou éprouver un besoin de changement d’horizon, voilà que l’habitation bombardée est devenue celle de l’un de mes anciens camarades des bancs de l’école à moi. Oh non pas un copain, plutôt vous voyez, un de ces rejetons de la famille des « dommage » , vous savez ceux qui sont trois frères et tous aussi moches et cons l’un que l’autre, et tous tellement bizarres à leur manière. La famille Pahud-Tschanz de notre petite communauté en quelque sorte.

Voilà, alors donc ledit propriétaire a porté plainte contre les deux adolescents déprédateurs imprécis. Comme si, en ce moment, les forces de police et les tribunaux n’avaient pas d’autres chats de gouttière à flageller.

Puis il a fait remplacer en tout quatorze carreaux pour une assez peu modique somme. Il en a profité pour refaire à neuf toutes les surfaces vitrées de son antre ! Quatorze carreaux, bon sang de bois, mais ça devait être des boules de neige à fragmentation alors ! Bigre, ils sont armés moderne les gosses d’aujourd’hui ! Des grenades à neige de destruction massive. C’est donc peut-être finalement que George W. avait raison de tirer la chevillette d’alarme ! Le village, que dis-je, le district tout entier est en péril !

C’est donc encore pire ! Mon fils est un terroriste des temps modernes!

Alors hier soir, pendant une pause publicitaire dans le tube cathodique :

La télé : - Te rappelles tu un jour avoir dit…
- Que les filles … c’est nul !
- Que jamais tu n’aurais d’enfants…
- Que jamais tu n’achèterais une Renault…

Moi à l’attention de mon fils, affalé sur le canapé, à mille lieues d’éprouver un demi-yota de remords quant à ses odieux agissements :

- Pour les deux premières affirmations de cette pub, j’avoue que j’ai fini par changer d’avis. Mais on ne m’avait pas prévenu que si je passais commande pour un gosse, on me livrerait un délinquant ! ( yark ! yark ! )

Et ne voilà t’il pas que la graine d’ennemi public haut de gamme me rétorque :

- Ah non, c’est juste que tu n’as pas pris le temps de lire ce qui était écrit en petit !!!

Voilà comme on est traité par notre descendance de nos jours. On croit leur éclairer le chemin et les protéger du grand méchant loup pour l’homme. Et ils nous perturbent la quiétude d’un village entier.

Quant à moi, je me réjouis de croiser le chemin de l’homme aux carreaux neufs quand nous ferons nos courses au même moment et endroit. Je sens que je devrai me retenir de lui tarter son faciès de hamster mal nourri avec un grand steak bien frais ou de lui retourner un kilo de yaourt aux pruneaux sur sa boîte crânienne pleine de bulles d’air polluées.

Il doit aujourd'hui encore se venger sur le monde entier de ce qu'on lui a fait subir à l'école à l'époque.

Tiens pour le prix, je vais encore lui péter les deux carreaux qu’il lui reste sur le nez, à grands coups de concombre frais.

Décidément je suis resté un grand enfant. Gare à toi crétin, quand sonnera l’heure de la récré.

Mais je compte sur vous pour ne pas dévoiler le contenu de ces quelques dernières lignes à ma progéniture.
Je suis toujours sensé lui montrer le bon exemple du citoyen pragmatique et pacifique.
Et dans l'idéal, il est peut-être encore possible de le remettre sur le droit chemin !


15.04.2009

La tour de self-contrôle

Quand s'ouvrent les portes de l'ascenseur
Entrez donc, n'ayez pas peur !
Appuyez sur le bouton situé le plus haut
C'est au sommet que vous trouverez le plus confortable bureau.

C'est là que se décide peut être votre avenir
Que vous pourriez voir votre existence enfin rebondir
Vous avez rendez-vous avec le meilleur gardien
Alors ne le faites pas attendre en vain

Il saura atténuer vos grands malheurs
Soigner vos blessures et calmer vos ardeurs
Vous en repartirez serein et soulagé
Descendrez par les marches d'un pas décidé

Allons entrez, c'est bien votre tour
De bas en haut et même tout autour
A un moment vous avez perdu le contrôle
Subi un de ces échecs qui déboussole

Montez, prenez le ce monte-charge qui retape
Au besoin en chemin faites des étapes
De là haut vous aurez une vue imprenable
Sur un passé sans regrets sans coupable.


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10.04.2009

La fête de la crise

fetard.jpgVenez tous à la fête de la crise, l’entrée sera gratuite !

Cette année elle se déroulera en plein air et à découvert. Faute de sponsors, nous avons économisé sur les frais de location de la grande tente. Le conseil communal espère que la météo sera de la partie, sans quoi, nous allons encore devoir tirer une gueule à trente six coins à cause de ce qui nous tombe sur la gueule.

L’orchestre ne jouera que vingt minutes, rappel compris. Vous pourrez danser à même le pavé de la place du marché. Venez chaussés de bons souliers.

Pas de forains invités cette année ! Les gosses pourront jouer à cache-cache et à la marelle, en tout cas, ça ne coûte rien d’essayer…

Le service d’ordre a été réduit au nombre de bénévoles qui se sont manifestés. Venez malgré tout nombreux vous amuser armés de vos plus beaux sourires.

Tous ensemble, durant quelques heures, nous ferons semblant d’être heureux et de n’avoir besoin de rien pour ça…

08.04.2009

waterproof

Je me baigne dans le bonheur alors que je ne sais pas nager
Plonge la tête la première dans un océan de plaisirs déchaîné
Coule des jours heureux, par les tumultes des flots, me laisse emporter
Et noie mes peurs dans les courants de chaque nouvelle marée.

Mais lorsque les larmes du ciel martèlent le pavé
Quand soudain le fond se dérobe et je n’ai plus pied,
D’un coup sec je déploie mon grand parapluie
Et je me réfugie dans ma petite bulle de nostalgie.

Je frôle les murs de la ville déserte tant que s’abat l’averse
Sur moi toutes les calamités du monde se déversent
Les eaux sont troubles et je ne vois plus que gouttes
Qui emplissent à ras bord le réservoir de mes doutes

Elle m’avait dit que les orages je devrais les affronter
Prendre conscience qu’il serait temps de me mouiller
Qu’il n’y a rien de plus rafraîchissant dans la vie
Que de courir au devant d’un torrent de pluie

Nul besoin de grimper au dessus des nuages
Pour échapper à cette crainte obsessionnelle du naufrage
Alors j’embarque quelques bonnes doses d’audace
Et me déleste de cette épaisse et lourde carapace

medium_Waterproof.jpg

06.04.2009

Les feuilles mortes

Ce matin un souvenir un peu flou dépassait de la pile,
Un après-midi d’automne alors que je traînais en ville
Les mains dans les poches et les joues gonflées d’insouciance
A la recherche de folles aventures pour pimenter mon enfance

medium_feuille_morte.jpgSous les grands arbres dénudés de la rue de la Paix
Un inconnu avait donné un grand coup de balai
Les feuilles mortes étaient toutes regroupées en un seul tas
Et ça m’a intrigué et ne me demandez pas pourquoi !






Je ne sais pas ce qui m'a pris mais avec la bêtise du blanc bec
J'ai craqué une allumette et l’ai lâché sur l’amas de feuillage sec….
Puis j’ai tourné les talons et ai poursuivi mon chemin fendant la bise
Sans même m’inquiéter de la probable portée de ma sottise.

Mais sur le trajet du retour je n’avais pas la conscience paisible
Il fallait que je retourne sur les lieux de mon forfait combustible
Evidement l’amoncellement n’était plus que cendres fumantes
Et un gendarme s’était improvisé pompier pour raisons évidentes

Un seau d’eau dans chaque main en moi il trouva sans peine son bandit
Au visage trahissait son malaise et dans sa poche la preuve du délit
Il m’a grondé sermonné mais ne m’a pas passé les menottes
Puis il est parti parler aux parents du pyromane en courtes culottes

Ce jour là, j’ai cessé de jouer avec le feu
Parce qu’un gamin averti peut être aussi en vaut deux

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