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31.07.2008

La kermesse

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Il était une fois il y a fort longtemps dans un proche passé,
Un jeune homme de bonne famille qui se rendait au bal.
D’allure forte élégante chevauchant son blanc destrier
Se nourrissant d’espoirs d’y rencontrer jouvencelle pas banale




Chemin faisant il ne pût que constater le jeune Kévin le dépasser
Le menton au-dessus du guidon de sa pétaradante mobylette
Un doigt d’honneur tendu à l’adresse du paladin moins pressé
D’aller s’emparer du palpitant de quelques gracieuses midinettes

Mais les mauvaises manières de ce blouson noir et paltoquet
N’ébranlèrent pas le moins du monde les conceptions du noble chevalier
Il se figurait encore guincher avec une courtisane à blonde chevelure
Aussi brillante et soyeuse que la crinière de sa monture…

Dans le ciel étoilé cette lune qu’il comptait bien aller décrocher
Pour la donzelle conquise de sa plus ardente et fougueuse hardiesse
Eclairait le dernier raidillon à franchir avant d’atteindre la localité
Où se déroulaient les festivités de la prometteuse kermesse.

Quand il posa le pied dans un parking proche de la manifestation
Il arrima son pur sang au parcmètre et vérifia son affublement
L’élégant tortilla les extrémités de ses vibrisses puis lissa son catogan
Souffla dans son cor l’ouverture de la chasse à tout ce qui porte jupon

A deux pas de là il aperçut l’insolent Kévin tenter d’impressionner
Un attroupement de donzelles éblouies par sa bécane d’acier et de chromes
Ainsi que par les flammes léchant les flancs de son heaume capitonné
Sensé protéger son bourrichon rempli de chimériques neurones

Te voilà donc enfin éminent prince archaïque, raille alors le blanc bec
Espérant fort montrer profil captivant au centre des belles en essaim…
Motus, insolent farfelu !, Sommaire défense sur ton chevaleresque
Du galant rêvant sous cape de recoudre les badigoinces du galopin

Sur la piste de danse, plus d’une il en fît virevolter et valser
Au bar nombre de bons crus il se versa derrière le cache-col
Au petit matin sur son cheval il remonta péniblement en ébriété
Un peu bredouille de n’avoir déniché de conquête pour popaul

Sur la route du retour près du traquenard d’un contrôle de police
Il devança Kévin soufflant à plein poumons dans une baudruche
Il faut dire qu’il ne s’était pas laisser dépérir par la soif ce jocrisse
Comprenant qu’il ne partagerait pas sa selle avec l’une de ces perruches

Que d’espoirs anéantis et que de malheureuses manières
Mais que la fête fût belle et la concurrence de bonne guerre
Que de frénésie et de passion noyées dans de la bonne bière
Mais alors pourquoi tant d’appétit à vouloir trouver sa promise rombière ?

30.07.2008

Dix ailleurs

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28.07.2008

Bon ménage à trois

Cette année pour la virée des grandes vacances, Corinne la coquine et Bertrand le chenapan ont fait ménage à trois !

Ils ont emmené Marge en monospace pour faire route vers la Grande-Bretagne. Il faut dire qu’elle en connaît les moindres recoins, et même les chemins les plus secrets, ceux le long desquels, sans ses fiables conseils, Bertrand le chenapan et Corinne la coquine se seraient vite sentis perdus en territoire non conquis.

On pourrait penser que les voyages à trois ne peuvent que mal tourner. Qu’il y en a toujours un qui pourrait se retrouver isolé par les deux autres dans un élan de complicité mesquine !
Que nenni, ceci n’arrive point avec cette brave Marge là.

Au contraire même, son omniprésence, sa profonde connaissance des lieux visités et sa voix toujours calme et posée, ont eu pour résultat de diminuer considérablement le nombre de disputes routières entre le pilote et commandant de bord, seul maître après le tout-puissant futé bison, et son mousse et copilote, désespérément incapable même en plein jour sans nuages, de replier une carte routière dans sa configuration originale.

A l’intérieur du cockpit du vaillant vaisseau de l’asphalte, règne alors une ambiance aussi sereine qu’à l’intérieur d’un hammam : Marge le précieux guide, l’indispensable pièce rapportée, leur indique la route à prendre, leur propose des centres d’intérêts. Elle leur intime de faire demi-tour dès que cela sera possible, lorsque Bertrand le chenapan à la barre, un poil stressé dans la circulation précédant l’heure du thé, a une fois de plus raté la troisième sortie dans le sens horaire du get apens giratoire.

C’est tout juste si Marge ne leur rappelle pas de bien serrer sur la gauche de la chaussée lors du croisement sur route secondaire étroite avec un bus à impériale et ne leur précommande pas, par triangulation satellite, un english breakfast avec supplément de « beans » pour démarrer l’étape du lendemain.

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Sur la route de Sandwich, une charmante bourgade portuaire historique dans le Kent, à l’endroit même où a été inventé le jambon-beurre, Marge s’est tout de même fourvoyé une fois : Tout au bout d’une belle route de campagne, elle a proposé à Corinne la coquine et à Bertrand le chenapan d’embarquer sur le ferry pour traverser le bras de mer, juste là-devant eux. Mais c’était un ferry pour piétons et cyclistes uniquement.
Alors Bertrand le chenapan en fin mécanicien de bord qu’il fût dans sa glorieuse jeunesse, a vérifié que Marge était encore correctement branchée sur l’allume-cigare ou si elle n’était pas en état de surchauffe suite à une insolation.

Mais Corinne la coquine et Bertrand le chenapan devant une bonne demi-pinte de cidre chacun, ont pardonné cet unique égarement à Marge et l’ont adoptée. Dorénavant elle sera de chaque voyage en automobile vers l’inconnu et même au-delà…

Les deux font la paire, mais les trois font le brelan d’as du volant.

26.07.2008

Drame végétal

medium_chene.jpgQuand un garçon BRANCHE une fille en boîte qui ne le laisse pas de mARBRE, même si ses intentions sont vénERABLEs, souvent il se prend une veste SEVEère dans la TRONChe, alors sachant que sur ce coup là il est SCIE il retourne au bar et BOIS pour oublier,comme un pauvre titi mal aimé et ECORCE vif. Il se dit qu'il s'est encore fait prendre pour une PIVE et qu'il n'est pas prêt d'en efFEUILLEr une. Puis il se rassure en se disant que de toute manière au lit elle CIMEulerait, que de toute façon elle n'aurait pas fait long FEU dans sa vie et qu'au fond il préfère GLANDer avec les copains ou lire une œuvre litéraire de RACINE et qu'il est finalement bien mieux tout SAULE. Ensuite c'est les tournées qui s'enCHENE, SAPINte comme trou et ça rentre à pied en titubant sans prendre sa bagnole pour ne pas emboutir un PLATANE ou se prendre une BUCHE et dormir quelques heures avant de se lever pour reprendre son BOULEAU de BUCHERON avec une sacrée gueule de BOIS….

21.07.2008

Les bottes à Nic

744501c6f4641d0474a77cde7d3f4149.jpgIl y a quelques années, je m’occupais de fleurir le balcon de notre appartement.

Quand il le fallait, j'enfilais mes bottes et me couvrais de mon chapeau de paille et je changeais le terreau, saupoudrais soigneusement de l’engrais, abreuvais les racines d’eau claire et passais à mes pousses, des morceaux choisis de grande musique en haute fidélité. Bref, je veillais passionnément à l'épanouissement de notre petit jardin.

Mon épouse et ma fille ne pouvaient se retenir de critiquer négativement mes choix et de se gausser de ma modeste plantation.

Que ces fleurs sont moches Nicolas… Ce basilic et cette ciboulette sont juste de la mauvaise herbe sans aucun goût tout comme toi-même en qualité d’horticulteur amateur, me reprochaient-elles goguenardes.

Alors, constatant amèrement la piètre reconnaissance de mes verts efforts pour égayer notre vitrine au sein de cette famille, j’ai à contre-cœur décidé de remiser mon attirail de jardinier et de les laisser s’occuper à leur manière, de l’ornement floral de façade.

Croyez le si vous le voulez, mais c'est depuis ce jour là qu’il n’y a plus présence d’aucune verdure sur le pourtour de notre balcon.

17.07.2008

Vieille vaisselle

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15.07.2008

Le démon de midi et quart

A la fleur de l'âge lorsqu’une rupture de monotonie te titille
Que la baby-sitter ou la meilleure copine de ta fille
Ondule de ses charmes en t’offrant ses sourires
Et les mirages d’embuscades, la souricière des plaisirs...

C’est qu’il est midi l’heure du prince des illusionnistes
Un piège se referme sur la fin des temps réalistes

Tu résistes à peine plus d'une quinzaine de minutes
Te rues dans le vide sans sagesse ni parachute
Te sens la fougue d'un godelureau en rut.
Et t’imagines redevenir un pharaon de la culbute...

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12.07.2008

A chaque problème sa dissolution…

- Jean-Jacques, aspires-tu à conserver pour légitime épouse et pénitence Marie-Cécile ici présente, et promettre, la main sur le Kamasutra, d’encore être à même de la chérir et de la protéger jusqu'à ton dernier souffle, ceci pour le meilleur et pour le pire encore à venir ?

-Oh non merci m'sieur l'curé ! La substance du meilleur ayant déserté notre ménage depuis fort longtemps, je me sens enclin à déposer les armes sans conditions et prendre la poudre d’escampette vers de nouvelles tentations.

- Marie-Cécile, souhaites-tu prolonger le contrat marital qui te lie à ce bougre ventripotent de Jean-Jacques et renoncer plus longtemps encore, à revendiquer ton droit à la moitié de son capital retraite et aux deux-tiers de vos économies ?

- Pas question m'sieur l'curé ! Ce prétendu prince charmant là m'a, depuis belle lurette, montré son vrai visage et l’idée de devoir encore le subir plusieurs décennies risquerait me faire sombrer dans une dépression chronique.
Je renonce également au privilège de voir ses chaussettes sales et ses canettes de bière vides traîner partout dans l'espace restreint de notre nid conjugal...

- Bien ! Alors si une personne de l'assistance s'oppose à ce divorce qu'il s'exprime maintenant ou se taise à jamais…

-

- Comme personne ne se manifeste, je vous déclare désormais désunis par les liens du mariage. Vous pouvez dès maintenant ne plus échanger de baisers et jeter vos alliances dans la cagnotte de la quête…


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10.07.2008

Disco-métèque

4573ba5982effbdba438793248758c23.jpgDur de la plaque et à côté de la feuille...


Dis mademoiselle, ça te dirais de devenir ma copine jusqu’à la fin de mes temps ?

- Nous ne nous connaissons pas et n’avons pas gardé les moutons ensemble il me semble, alors je vous prie de cesser de me tutoyer Monsieur…

Bonne idée, alors on pourrait garder des moutons et le soir tu pourrais me tricoter des pull-over en pure laine chaste devant l’âtre

- Je ne tricote pas Monsieur, et je vous enjoints de cesser immédiatement ces familiarités !

D’accord ! On pourrait fonder une famille en juin et tu apprendras rapidement le tricot.

- Mais … Il n’est aucunement question d’une quelconque promiscuité entre nous au delà de la surface cette piste de danse Monsieur. Et au plus haut point, votre évidente camaraderie à mon égard m’agace !

J’accepte tes conditions ! Je vais y faire face et faire le point : Je ne vais plus me mettre en piste, ne vais plus me cuiter et jeter un regard dans la glace.
Mais tu es vraiment certaine de vouloir qu’on garde des moutons ?

07.07.2008

Une petite histoire pas très claire

medium_luneclair.jpgMaurice était amoureux fou de Claire. Il l'avait rencontrée un soir lors d'une promenade au Claire de lune.
Il passait le plus Claire de son temps à penser à elle. C'était une obsession.
Il était prêt à tout, même à un mariage et Claire n'y était pas opposée.
Pour elle c'était Claire comme de l'eau de roche : Maurice pouvait probablement être l'homme de sa vie, celui qui illumine son existence, et Claire sa route, c'est avec lui qu'elle pouvait la parcourir.

Mais un jour Claire voyante a vu dans sa boule de cristal que le futur de Maurice n'était pas Claire.
Alors elle a changé d'avis et si Claire ment, c'est pour se préserver d'un avenir devenu incertain.
Maurice remarqua immédiatement la modification de l'attitude de sa bien-aimée : Ce n'était pas la même Claire hier !
Il ne la reconnaissait plus, il avait soudain à faire à une Claire obscure et froide. Il aurait aimé y voir plus Claire dans son jeu.
Il vit brusquement sa vie avec Claire semée d'embûches. Et rapide comme l'est Claire , elle le quitta sans explications.

Maurice n'avait pas vu venir la fin désastreuse de cette relation. Il a maintenant peut-être besoin de lunettes, car il faut bien regarder la réalité en face : Depuis la rupture, Maurice ne voit plus Claire ...

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