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24.12.2007

Joyeuses fêtes les p'tits loups !

A ce qu'on m'a dit cette année, mais surtout ne le répétez à personne, le père fouettard aurait d'autres chats à fouetter que d'aller réprimander les enfants qui n'ont pas été sages... Il aurait paraît-il des très très vilains, oh oui bien pire que vous tous réunis à aller sermonner en priorité.

Je le sais bien, dommage qu'on nous informe de la chose qu'en toute fin d'année, quand tout au long des mois, on a échafaudé non sans peine un bilan fort réjouissant à présenter, et quant on est rempli des meilleurs sentiments, même à l'égard du voisin de palier qui ne sourit jamais et de son vilain petit chien qui nous montre ses dents à chacune de nos rencontres...

L'autre renseignement de toute première importance que je m'apprête à vous dévoiler, c'est que le père Noël pourrait avoir un peu de retard cette année. Les mauvaises conditions météorologiques, un renne souffrant d'une affreuse migraine et des retards dans les délais de livraison de certains cadeaux, n’y seraient pas étranger. Et c'est sans compter sur son précieux système GPS qui aurait rendu l'âme juste avant hier, qu'il devra trouver le chemin de vos cheminées et de vos sapins. Mais il va faire de son mieux malgré ces impondérables...

Je vous souhaite un joyeux Noël et très bonne année 2008 les enfants , et surtout, soyez quand même juste assez sages l’année prochaine aussi, on ne sait jamais !


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18.12.2007

Les quatre petits cochons

Il était une fois quatre petits cochons qui vivaient encore chez leur mère dans un deux pièces cuisine d’un HLM.
Un jour, La maman appela ses quatre fils et leur dit qu'elle ne pouvait plus subvenir à leurs besoins parce qu'elle était proche de la banqueroute.

- Il est temps que vous quittassiez le nid familial et que vous viviez sous votre propre toit, proclama t’-elle la gorge nouée par l’émotion, mais prenez garde à ce que votre masure soit robuste pour que le grand méchant loup ne puisse y entrer et vous manger tous crus!

La maman embrassa ses quatre rejetons et leur dit au revoir, une larmichette à l’œil.
Les quatre s'en allèrent quérir quelques terrains à bâtir et voir quelques architectes.

Le premier cochon se rendit bien vite à l’évidence qu’il n’avait pas le moindre sou en poche, alors il installa son matelas dans un squat insalubre du centre ville en attendant des jours meilleurs.
Le second cochon rencontra un banquier qui ne lui accorda qu’un petit crédit à la consommation, une somme à peine suffisante pour louer une parcelle pour la saison dans un camping et acheter une tente canadienne et quelques sardines.
Le troisième cochon qui avait été plus économe, cassa sa tirelire et avec ses fonds propres pût acheter quelques mètres carrés d’un vague terrain en friche et une vieille caravane toute rouillée.
Le quatrième cochon investit le revenu non déclaré de ses divers trafics dans un terrain viabilisé de la zone résidentielle en bordure de mer et y construisit une splendide villa ceinte d'une clôture.

A la tombée de la nuit, les quatre cochons rentraient joyeusement chez eux après un apéro chez un pote quand le loup les aperçut.
Comme ils doivent être tendres! Se pourlécha-t-il les babines. Mais lequel vais-je manger en premier? Il les suivit discrètement pour en savoir plus.
Arrivés au squat, la bande se sépara du premier petit cochon. En passant devant le camping, le deuxième petit cochon prit congé de ses frères pour aller rejoindre son sac de couchage.
Plus loin, le troisième petit cochon ouvrit la portière grinçante de sa vieille caravane et le quatrième petit cochon remonta dans sa limousine avec chauffeur qui l’attendait de l’autre côté de la rue.
Le grand méchant loup retourna vers le squat et souffla si fort sur les murs fragiles de la vieille ruine qu’elle s’effondra. Puis plus loin, la tente de camping du deuxième petit cochon s’envola et la caravane du troisième larron s’écroula comme un château de cartes par la puissante exhalaison du grand méchant loup. Les trois petits cochons délogés de leurs abris de fortune, eurent tout juste le temps de s’enfuir avant que le loup ne les attrape, en courant à toutes pattes pour se réfugier dans la villa de leur frère . Le loup tenta de souffler à pleins poumons sur la grille en fer forgé de la propriété du quatrième petit cochon.
Mais rien n'y fit, la clôture était solide, à l’épreuve des pires cyclones. Il essaya bien à l’aide d’une grande échelle de s’introduire dans le domaine, mais le système d’alarme s’enclencha et les agents de sécurité d’une patrouille de vigiles le maîtrisèrent à l’aide d’un paralyseur électrique et l’arrêtèrent en flagrant délit d’intrusion dans une propriété privée.

Depuis ce jour là, le grand méchant loup croupit au fond d’une geôle avec pour seule nourriture quelque croûton de pain sec et une jarre d’eau tiède.
Et les quatre petits cochons ont tous fait fortune dans l’immobilier.

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13.12.2007

Le pantin ambitieux

J'étais comme Pinocchio ! Je ne pouvais pas mentir sans que cela se voie comme un nez au milieu de la figure.

C'était un peu comme dans la tirade des nez, à la moindre petite trahison verbale ou une minime tentative d'abuser de la vérité, voilà que mon appendice nasal se transformait immédiatement en péninsule, que dis-je, en écritoire ou en boîte à ciseaux.

medium_pinocchio.jpgAlors quand je me suis rendu compte que jamais je ne pourrais mentir comme je respire, j'ai été forcé par la nature de jouer la carte de l'honnêteté. Les métiers de l'arnaque, le fructueux domaine des attrape-nigauds et la vente de produits miracle n'étaient tout simplement pas à ma portée.

Le client aurait tout de suite pu lire sur mon visage crispé et deviner à mes narines hypertrophiées que je n'étais moi même pas vraiment convaincu des vertus de l'article que je leur proposais à un dérisoire prix d'ami.

Je n'étais finalement qu'une simple marionnette taillée dans un bois noble et pur et mon petit cœur de chêne ne battait que pour des causes justes.

Mais j'avais tout de même au fond de moi de l'ambition et je nourrissais une irrépressible envie de démontrer de quel bois je me chauffais !

Alors j'ai été suivre une thérapie de groupe pour apprendre le self contrôle et rester impassible tout en proférant les pires mensonges. C'était un sérieux problème ! Pas moyen de tricher même en pensée sans qu'un rougissement de culpabilité ne colore l'écorce de mes joues et que mon tarin ne bourgeonne et ne double de volume !

Mais à la fin de la thérapie, j'avais appris à maîtriser ma culpabilité et à intérioriser mes émotions les plus désagréables.

Pour résoudre le problème de gonflement de nez, je suis allé voir un chirurgien-ébéniste. Il a raboté ma grosse échine à géométrie variable et en a sculpté une autre toute neuve dans un bois exotique très dur. Il me l'a soigneusement collée au milieu du faciès et il a mastiqué et bien poncé tout autour pour estomper les fissures et faire disparaître les cicatrices de l'opération. De la belle ouvrage !

A présent je peux enfin vous dire n'importe quoi. C'est à mon tour de tirer les ficelles et j'ai le projet, doté de mon nouveau pouvoir de me lancer à corps perdu dans la politique.

Je vous ferai des belles promesses en affichant le plus beau sourire et la plus grande assurance pour que vous m'élisiez et on verra après si je pourrai tenir mes engagements...

07.12.2007

Jamais deux sans toit

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06.12.2007

A moins que de plus…

e2f2229301c821ca0e25f461affdeb29.jpgEn faire plus, au moins serait déjà un plus, c'est le moins que l'on puisse dire en plus, à moins qu’à plus ou moins brève échéance, on ait moins tendance à ne plus y croire, du moins le plus clair de son temps…
Le plus souvent on râle pour moins que ça. De plus, à moins de ne plus rien n’y comprendre, on en veut toujours plus

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