« 2007-06 | Page d'accueil | 2007-08 »

30.07.2007

Observations

Une nuit, j'ai rencontré par hasard un extra-terrestre au sommet de la montagne.

Il était vêtu d'une tunique sans faux plis et il était rasé de près.
Il se montrait quelque peu arrogant à mon égard et condescendant quant à ce qu'il pouvait aperçevoir du haut de son perchoir.

Il me déclarait que nous les fourmis, n'étions pas encore prêtes à l'accueillir…
Alors je lui ai affirmé que s'il descendait un peu de ses hauteurs, que s'il prenait simplement la peine de s'approcher en ouvrant son esprit, il se pourrait même qu'il puisse apprécier sa visite et découvrir des plaisirs qui n'existent pas sur sa lointaine et parfaite planète...

Parfois je me demande ce qu'il est devenu ce con là...

alien.jpg

24.07.2007

Papillon de jour

Il ne me restait à changer qu'une seule chose
Pour parachever cette spectaculaire métamorphose

Il me fallait de la couleur sur les ailes
Pour qu'on me distingue nettement sur fond de ciel

Alors j'ai trouvé du rouge vif dans une tomate
Juste une ou deux petites touches de pinceau écarlate

J'ai déniché un jaune éclatant dans la corolle d'une jonquille
Rien qu'une légère imprégnation pour que ça brille

Je me suis roulé en entier dans le jus d'une mandarine
A peine de quoi teinter l'empennage d'un éclat sublime

Puis un dernier détour par la lavande du bout du champ
Pour le parfum et le bleu lumineux et troublant

C'est fini je ne suis plus un noctambule papillon
Qui danse toute la nuit dans la lumière des néons

Qui meurt le matin brûlé par la lumière du soleil
Qui s'endort quand tous les autres se réveillent

J'ai décoré mon existence pour attirer l'attention
Surmonté mes frayeurs et abandonné discrétion

Vous allez me voir virevolter dès que le jour se lève
Et voler chaque seconde tant que durera la si brève...

papillon.jpg

18.07.2007

Pigeon voyageur

JetB42.jpg

16.07.2007

La tour de self-contrôle

Quand s'ouvrent les portes de l'ascenseur
Entrez donc, n'ayez pas peur !
Appuyez sur le bouton situé le plus haut
C'est au sommet que vous trouverez le plus confortable bureau.

C'est là que se décide peut être votre avenir
Que vous pourriez voir votre existence enfin rebondir
Vous avez rendez-vous avec le meilleur gardien
Alors ne le faites pas attendre en vain

Il saura atténuer vos grands malheurs
Soigner vos blessures et calmer vos ardeurs
Vous en repartirez serein et soulagé
Descendrez par les marches d'un pas décidé

Allons entrez, c'est bien votre tour
De bas en haut et même tout autour
A un moment vous avez perdu le contrôle
Subi un de ces échecs qui déboussole

Montez, prenez le ce monte-charge qui retape
Au besoin en chemin faites des étapes
De là haut vous aurez une vue imprenable
Sur un passé sans regrets sans coupable.


tour.jpg

12.07.2007

Rempli d'amour

L'amour c'est un peu comme un fluide dans une citerne...

De temps à autre il s'en est trop écoulé par la canalisation sortante sans compensation et la jauge de niveau finit par indiquer un seuil critique, un trop grand vide qui met en péril le bon fonctionnement de la fragile machinerie. C'est alors qu'il est grand temps de faire le plein et il est probable qu'une pluie de larmes ne suffira pas à elle seule à réapprovisionner le bassin de retenue.

Nul n'est besoin d'en faire des hectolitres, de griller une soupape, de laisser monter la vapeur et d'en arriver à jeter une bouteille à la mère, de casser la vaisselle pour que ça se tasse...

Quand trop peu d'événements agréables alimentent la cuve ou que la routine de la vie quotidienne a obstrué le tuyau de remplissage, que la vanne est fermée et fait barrage à cause d'un différent ou d'une pression excessive, que le breuvage a le goût d'une soupe à la grimace, il faut d'urgence arranger cela avec des bidons en rinçant à grande eau chaude toutes les conduites puis en inondant au plus vite le vase d'expansion du réservoir principal. Le mieux est encore de chercher la solution au problème à la source sans perdre espoir, même si elle semble tarie à jamais.

Les solutions pour ouvrir en grand le robinet d'amenée même s'il est un peu grippé ne manquent pas. Il faut parfois également tenter de vidanger complètement et faire redémarrer la machine en essorant le linge sale en famille, même si l'opération de dépannage coûte en sueur et qu'il flotte une ambiance d'impossibilité de réparer quoi que ce soit.

Quelque fois c'est juste que la pompe à émotions aspire et brasse de l'air par manque de couple et que le précieux liquide stagne dans la chambre de confinement en vase clos. A d'autres occasions c'est une simple fuite qui transpire à colmater ou un filtre encrassé de soucis.

Au besoin il faudra construire des digues pour détourner et collecter l'écoulement de chaque gouttelette dans le bon récipient jusqu'à ce que le débit soit à nouveau satisfaisant et qu'il en reste une capacité suffisante en réserve pour un arrosage quotidien pendant les périodes de sécheresse ou pour étancher une grande soif de passion.

Peut être alors que l'eau qui paraissait rare et insipide se retransformera en profusion de la meilleure des liqueurs sans devoir faire appel aux plombiers.

Qu'y a t'il de meilleur que de couler des jours heureux ?

citerne.jpg

10.07.2007

Prédateur !

Sous la première pierre volcanique en une seconde je me faufile,
Quand sur mon terrain tu me surprends, d’un réflexe je me défile,

Aussi vite que possible hors d’atteinte habilement j’ondule,
Et m’attends à ce qu’impressionnable, à ton tour tu recules.

Mais si tu fais un pas de plus, autour de toi je vais m’enrouler,
Lentement ton corps de mon étreinte, j’emprisonnerai !

Et si résistes encore prends garde à mes crochets d’amour,
Fais moi comprendre que capituler est ton tout dernier recours,

Avant que mon venin te paralyse et te foudroie,
Et que je ne fasse qu’une seule bouchée de ce qu’il reste de toi !

Je ne suis pas de ceux sans défense que facilement l’on capture,
Sans opposer moindre résistance, sans frapper de ma blessante morsure !

Mais tu peux me croire je ne ramperai pas devant tes petits souliers,
Je suis bien trop sauvage, insaisissable et avide de liberté…

serpent.jpg

05.07.2007

Ne me pince pas ! Je rêve...

N'interromps pas ce magnifique voyage
Je voudrais découvrir ou me conduira ce mirage
Explorer chaque recoin du territoire des merveilles
Que je crains de ne retrouver si tu me réveilles

D'étranges intrigues en odyssées chimérique
Je survole de fabuleux paysages bucoliques
Franchis le portail d'un imaginaire infini
Bien être et légèreté dans ce paradoxal sursis

Ne brise pas mon plaisir au milieu de l'illusion
Pour me demander s'il y avait couleurs et passion
Et si par hasard j'y aurais fait rencontres sublimes
Ou si de l'amnésie soudaine ne reste que la seconde ultime.

Mais si d'aventure la croisière devait tourner au cauchemar
Alors pince moi fort que j'échappe à ce piège aléatoire.

medic.jpg

03.07.2007

mi fugue mi raisons

Chers parants,

Je suis partis à la daicouverte de se vaste monde !
Cette equsistence d'aicolié ne me convenais plut.
De toute maniaire je croit que je ne seré jamé maidecin, ni mème avauqua ou banquié comme vous semblé télemant le daisiré.
Et comme je ne sui pa un fisse à papa, je doit chairché ma praupre voix.

J'ai casser ma tirelire de frique et enporter quelkes affères pour teunir les preumiaires semènes jusqu'a se que je trouves un jaube de taisteur de jeux vidéo ou de daigustateur de glasses.
Surtout ne vous inkiété pas et ne praivené pas la paulice.
Je suis daisolé de vous fère de la paine mais mintenan je suis grant et vous ne semblé pas vouloire le remarké.

Je vous donne dé niouzes dé que j'oré aquonpli ma raiussite.

Bizzz et a plusse !

Julien

PS : Vous trouveré mon buletain de nautes a signé sous mon oréyer.


fugue.jpg

Toutes les notes